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Cette sortie exploration s’est déroulée sur deux WE.

Etaient présents  le samedi 23 aout 2014 Joël, Daniel, Jean-Louis puis Brigitte et Alain et le dimanche 31 aout 2014 Joël, Daniel, Jean-Louis (parti rapidement couper du bois), Alain puis Brigitte et François venus aux nouvelles et noter les informations en milieu d’après-midi.

La séance de samedi a consisté à élargir un peu plus le petit méandre dans Chef Chouane et à constater (comme Régis l’avait déjà fait plusieurs mois auparavant) qu’au delà le travail d’élargissement sera beaucoup plus difficile (fissure/méandre pas large) et pour le moment n’est pas envisagé avant longtemps. Avant que les retardataires se pointent, Joël, Daniel et Jean-Louis repère un minuscule trou souffleur 30m à l’est dans un même alignement rocheux. Ils dégagent à la main et à la pioche de la terre puis des pavés. Grâce à des arguments plus persuasifs (qui guideront les retardataires sur le chemin d’approche) un trou se dessine et nous pouvons commencer à distinguer un ou deux mètres de descente. Il faut encore dégager quelques pierre vers l’extérieur puis le bas. Pendant ce temps Joël et Brigitte posent une corde dans le PB situé non loin à 100m au sud et vont se remémoré la configuration du petit méandre terminale lui aussi à désobstruer un jour. Le courant d’air y est aussi présent mais est moins violent qu’au nouveau trou. Ici il s’intensifie au fur et à mesure que l’entrée s’élargit. Aller, un dernier argument et je peux enfin descendre voir dessous, sécurisé sur une corde accrochée à un morceau de tronc posé en travers de l’orifice, à la suite d’une belle main courante extérieure. Bon dessous c’est bien encombré mais je peux continuer à dégager quelques pierres soit en les passant aux coéquipier restés au dessus soit en les posant dans des fractures latérales soit en envoyant vers le fond celles assez modestes pour passer dans les interstices. Daniel me rejoint. Deux mètres sous nos pied nous voyons bien que cela descend plus verticalement de 4 ou 5 m. Joël prend le relais et entreprend un nettoyage plus efficace sous ses pieds. Au final on pense voir au pied de ce petit puits une suite sombre. Les cailloux jetés pour test tomberaient de 15-20 m en tout. Mais il commence à être tard  et les blocs encore entassés au dessus du vide restent trop difficiles à dégager rapidement. Nous quittons les lieux avec plein d’espoirs pour notre prochaine visite. On envisage déjà un nom pour ce gouffre: la pioche, outils original utilisé au tout début pour dégager de sa gangue de terre et de caillou l’orifice, nous donne l’idée. Cela sera « La Pioche ». Le WE prochain nous saurons s’il s’agit de la bonne pioche ou pas!.

Huit jours plus tard nous sommes quatre à pouvoir venir le dimanche dès levmatin. Enfin après un rendez vous au Carrouf à 10h, quelques minutes de discussions avec Riki que l’on croise dans son 4×4 (il descend dans la vallée) nous serons sur la zone que vers 11h. On fait durer le plaisir de l’attente…de notre belle découverte encore possible. Confiant nous prenons le temps d’un argument pour decoller un bout de la roche juste à l’entrée, bref du confort. On dégage les derniers blocs, vérifions ce qui est de la roche en place, les bloques bien coincés qui ne bougerons plus et plantons du spit. Je peux descendre et me retrouve sur une petite plate-forme caillouteuse et terreuse.  Joël me rejoint car on tient largement à deux sur la plate forme à condition de rester sécurisé avec sa poignée. On fait le ménage: caillou rangées sue les cotés, terre puis argile poussée vers le bas. On fini par voir apparaitre la roche du planché, de a roche dur découpé par le passage de l’eau. A priori on peu aussi passer sans autre travail si ce n’est le plantage de spit. Comme Joël s’y est collé, c’est à sont tour de descendre après changement de corde. De la margelle on ne voyait pas la suite dans sa totalité. Une fois franchi le dévers Joël atterrit 4-5 m plus bas au milieu d’une petite salle sur le faîte d’un bloc aiguisé avec de chaque coté un vide qui fini par pincer. Mais ce toit rocheux se prolonge vers la faille ou il peux se coincer et libérer la corde. Il va voir de se coté là et explore des passage étroits. Tout est propre érodé aiguisé! Je le rejoints et il va alors voir des passage encore plus engagés. Mais rien ne semble franchissable, bien longtemps. En fait le courant d’air se perd dans une longue faille étroite alignée avec l’axe Est-Ouest de la direction Pioche-Chef-Chaouane et dans sa contre faille. Dans celle-ci on peut descendre suspendu à la corde sur 2-3 mètre mais pas plus. On aperçoit les gros blocs de la désob coincés en contre-bas. C’est épais de 30cm puis 20cm ou 15cm mais verticale et cela sur 4-6 m avant un planché toujours trop étroit avec gravier. Sans un courant d’air net, un tel chantier d’élargissement n’est pas envisageable avec les techniques de notre époque. On laissera cela au générations futures. Bon nous remontons au pallier déçus ou nous attendait Daniel ainsi que le courant d’air réapparaissant d’un coup. Tout l’air de la longue faille étroite passe par ce puits d’entrée! C’était donc la Mauvaise Pioche! Jean Louis reparti faire du bois bien avant notre descente avait eu raison! Brigitte et François finissent par nous rejoindre en ce milieu d’après midi. François effectue le pointage de l’entrée, Brigitte motive Jöel pour un joli croquis d’explo. Daniel et moi finissons d’enlever les cordes, déçus. Mais bon cela fera trois entrées avec un fort courant d’air dans le même secteur. Peut être que le GSVO reviendra s’attaquer au méandre du BP et/ou celui du Chef-Chaouane un jour ou l’autre.