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Nous sommes 6 à se retrouver au Carouf d’Arudy (Joël, Jean-Louis, Paulo, Brigitte, François I, et moi-même Alain arrivé le dernier vers 9h15. Dans le camion de Paulo et le 4×4 de Jean_Louis on file chez Riki pour prendre le café et manger les viennoiseries. Riki sera le 7ème spéléo!

Cette fois on se distribue dans trois véhicules (4×4 de Riki en plus). Au parking de Labat deux groupes se constituent et le matos est aussi réparti. Paulo, Brigitte, Francois I et moi nous irons constater les résultats du travail du WE précédent à Labat. Joël, Jean-Louis et Riki ont pour objectif de rééquiper au goujon l’entrée d’Héougacère. Quand nous (ceux de Labat) sommes prêts nous laissons partir les deux 4×4 sur la piste vers le ravin au bord duquel s’ouvre les deux entrées d’Héougacère.

Paulo a l'entree de Labat

Paulo a l’entree de Labat

Pour Labat pas de problème d’accès. Paulo est déjà venu deux fois et moi le WE précédent. Nous reprenons l’itinéraire à travers bois vers les deux petites dolines sises sur la gauche de la piste en contre-bas d’une petite barre. C’est toujours aussi moussu! Dix minutes plus tard nous voilà à la fracture de l’entrée situé entre les deux dolines. Paulo équipe suivi de François. Je suis avec un kits contenant un rab de corde et du matos de désob douce qui finalement ne servira pas! Brigitte ferme la marche. Après la bifurcation avec la branche du puits vers le petit méandre étroit, François plantera un spits. En fait nous passons sans trop de problème le passage élargit par les travaux du Dimanche précédent et nous continuons à descendre sur 20m dans un plan incliné avec parfois un méandre étroit qui à recoupé le planché plein de blocs. Paulo est arrêté par un bloc de 4m de long et de 50cm  x 30cm de section qui s’est décollé du plafond et s’est coincé au dessus du méandre. Un espace existe de par et d’autre du bloc mais cela ne passera pas aujourd’hui. Nous sommes pauvres en outils adaptés (la méthode douce ne suffirait pas).

Demi-tour mais nous reviendrons plein d’énergie. Dans la remonté, avant l’embranchement, François descend dans un élargissement du méandre et se ballade un peu au fond vers l’aval et l’amont. Mais de chaque cotés la progression s’interrompe. De toute façon cette partie basse reste sous la partie que nous avions suivi jusque là au plafond du plan incliné. Avant de sortir, Paulo équipe la branche du petit actif. François y descendra jusqu’en bas et constate que cela ne communique pas directement avec l’autre regard qu’il venait de descendre. Seul le filet d’eau passe! Ce plan incliné recoupé par le surcreusement que constitue ce petit méandre est prometteur même si le courant d’air reste très faible aujourd’hui. Une fois tous ressortis à l’air libre nous coupons directement vers la piste. La végétation est plus dense (ronces par moments) mais cela se remonte aussi par là.

Après quelques minutes de ballade assis sur les kits dans le camion de Paulo, nous rejoignons les 4×4 stationnées au virage du ravin. L’équipe d’Héougacère entrée historique n’est pas encore sortie. On en profite pour casser la croute…il est presque 14h00! A mis repas on entend un spéléo qui sort d’Héougacère. C’est Riki! Jean-Louis puis Joël suivront un peu plus tard. Ils sont content de cette visite de l’entrée originelle. Elle semble bien plus jolie que dans les souvenirs de Joël qui était là lors des explos (il ne se souvenait que des petits passages ennuyeux). Pas mal de goujons ont été ajouté  mais ne sont pas encore arrivés à la jonction. Au cours de ce 2ème pic nique, un projet d’aménagement de cette entrée et de sont éventuel brochage prend forme. Peut être un projet à réaliser en 2015!

Voilà tout le monde est content de sa journée.

On a encore du travail pour le WE prochain…le lendemain de l’AG?

Voici un petit CR d’une petite sortie en cavité classique bien sympathique.
Désolé s’il est un peu long ou rébarbatif ou scolaire.Il a le mérite d’exister!

Ce dimanche 22 juin nous nous sommes retrouvé Brigitte, Marc et moi (Alain) au parking du Carrouf d’Arudy pour une montée commune jusqu’à la ravine où sont localisées les deux entrées du gouffre d’Héougacère. Il fait gris, nous doublons des VTTistes, passons devant l’accès aux Clavettes avec un chemin retracé au cordeau pour les forestiers et arrivons dans les nuages au niveau de la 2ème ravine qui est sèche. La voiture est placée à l’écart de la ravine car il existe un risque d’averses orageuses pour le milieu de l’après midi. Nous, nous équipons et trouvons sans difficulté l’entrée principale située 30m en amont de la ravine en rive gauche. Les indications de Brigitte, la seule de nous trois à connaître cette cavité, nous ont bien aidé! Marc et Brigitte avaient préparé les kits la veille en puisant dans leurs stocks de matériel et me laissent gentiment le loisir d’équiper. Des l’entrée je suis accueilli par un vol de chauve-souris mais nous arrivons à nous croiser plusieurs fois. L’équipement se fait principalement sur broche avec quelques déviations sur amarrage naturel plus ou moins costaud. Pour un début de main courante avec reprise de la corde précédente je dois visser un spit et j’oublie totalement de terminer à la clé, pas encore sortie du mini-kit! A cet endroit cela ne nous mettait pas en danger mais ce genre d’oubli est à proscrire en d’autre situations (je n’ai pas des doigts de forgeron). Comme je n’anticipe par toujours la progression en main courante légèrement descendante (pas envie de sortir la topo et fiche d’équipement (aux indications pas toujours cohérentes) j’équipe plutôt en fractionnant, ce qui laisse la possibilité à Marc et Brigitte de s’occuper (ils transforment ce passage en main courante). Dans le P20 avec départ sur broche en plafond je ne trouve ni broche ni spit ni amarrage pour éviter un frottement latéral si ce n’est une stalagmite tronquée de seulement 5 à 10 cm de haut. Je contenue à descendre sans l’utiliser, ni faire trop frotter la corde jusqu’à la plate forme. Marc tente sa chance et finalement se contente du petit plot stalagmitique! A la monté cette déviation avec dyneema commença à se déloger par simple contact avec mon mini-kit! Marc trouvera un peu plus bas dans un bout de coulée une mini colonne qui évite au moins le décoiffage mais il faudrait revenir mettre en place une autre solution plus pérenne. A noter que l’on parvient tout juste au pied de la verticale avec cette corde. Heureusement que Marc et Brigitte m’avaient redonné du mou de corde. Nous croisons le filet d’eau et le suivons dans un méandre qui se rétrécit. plus ou moins en hauteur (pied dans l’eau ou 2,3 mètres maximum au dessus. Heureusement ce méandre est assez court et au final plus facile à la remontée. Bon il ne faudrait pas s’éterniser en cas de crue. Nous posons notre corde de 15m pour un ressaut avec 2 spits simples en tête de verticale. D’après Marc l’escalade suffisait, nous gaspillons une corde! Et oui le vrai ressaut se présente et devons prendre la 36m (pas de 25m en stock) prévue beaucoup plus loin. Brigitte équipe ce ressaut sur broches qui au final ne sont pas très bien placées si utilisées avec des mousquetons simples. Quelques mêtres entres blocs et nous sommes à la salle de la jonction. Au delà Brigitte commence l’équipement avec la C60 et au bas du premier ressaut estime que si l’on continue nous seront arrosés! Avec la météo incertaine nous ne tentons pas le diable et décidons que cette remise en jambes et bras nous suffira. Je remonte en premier en me lestant d’un kit dès que je peux. Marc me suit et Brigitte ferme la marche et la cavité avec la clé de 13. Nous passons le méandre sans problème même si cela frotte un peu et même si la remonté avec un kit dans les pattes ou à bout de bras est fatiguante et nous réchauffe (j’étais le seul à avoir un peu froid cela tombe bien pour moi). Parvenu à la lumière du jour, j’entends quelques grondement lointain. Non nous sommes en forêt et aucun patou ne garde de troupeaux de BREBIS (blague privée). L’orage rode et une belle averse détrempe déjà les feuillages. Je redescends récupérer le kit en surplus et nous sommes rapidement tous dans l’entrée trop exigu pour nous préserver de la pluie. Aller vite à la voiture pour nous changer et d’abord assouvir un besoin tout naturel en ce qui me concerne. Au retour de mon escapade je constate que Marc et Brigitte ont conservé leur combinaison et trient le matériel, défont les noeuds et love les cordes. Je m’empresse de participer et voilà que une averse de grêle s’abat sur nos frêles épaules (chansons à la mode). Heureusement nous avons nos casques mais pas la voiture à Marc. Les grêlons étant gros comme des billes d’écoliers nous tendons la bâche sur le par brise et une partie de de la carrosserie au cas où le diamètre des billes se transformerait en calots (billes de la taille d’oeuf de caille). Et non au bout de quelques minutes le calme revient (cela tonne toujours autour) et nous pouvons enfin nous changer. Nous redescendons dans le carrosse au milieu d’une forêt presque luxuriante. Nous penserons à faire une halte chez Ricky. Nous constatons que les aménagements intérieurs ont bien avancés. Il nous met rapidement au courant des nouvelles concernant les prospections récentes effectuées dans ce secteur. Une deuxième averse nous donne le signal pour rentrer chacun chez soi après le rapide passage par la plate-forme de distribution (carouf). Nous retiendrons que cette cavité qui semble délaissée par le GSVO est idéale (au moins son début) pour de nouveau spéléo ayant déjà effectué 3,4,5 sorties. Et j’irai bien voir un peu plus loin (avant le vrai méandre étroit)!