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Ce dimanche 8 mars restera une belle journée pour profiter du soleil revenu. Néanmoins nous maintenons cette incursion dans le gouffre du Cousseau situé tout près du col d’Ech (au dessus d’Omex à coté de Lourdes). Nicolas et Hugo de la section spéléo du CAF de Pau enmène Clément un canyoniste et un Fabien un alpiniste s’initier aux joies des explorations souterraines. Je les rejoins sur Pau pour un covoiturage à cinq, bien serrés surtout pour les passagers arrières et retrouvons Jean Louis et Raymond du GSVO sur St Pé. On redistribue un peu les passagers avec le 4×4 de JL. Grâce aux souvenirs de Hugo qui à déjà équipé cette cavité et aussi grâce à son GPS nous retrouvons sans problème les bons terminus, ma voiture restant en deçà du gué, le 4×4 s’arrêtant simplement sur clôture. Pendant que nous répartissons les sacs et kits nous dégustons quelques Viennoiseries de plus avec café et thé en thermos. La marche d’approche de 45mn par cette météo très clémente reste très agréable. Nous passons soit à travers pré ou suivons des chemins et contournons deux granges. ensuite c’est la grimpette sur pente herbeuse – toute rousse- vers le Coussaout. A l’orée du bois le GPS nous indique que nous sommes sur Zone. En 10mn les premiers arrivés en haut du raidillons dénichent la petite entrée sous un beau bloc recouvert de mousses et feuilles d’automnes. Bon il y avait un kern pas trop loin. Hugo décide d’équiper les premiers puits pendant que nos nouveaux révisent l’utilisation du descendeur. On grignotte un peu mais il n’est que 11H30! Très rapidement Hugo doit planter un spit pour doubler une tête de puits (un mono spit cela ne se fait pas!). Plus loin une déviation permet d’éviter un léger frottement soit au dessus soit en dessous mais pas aux deux endroits à la fois. Nous suivons Hugo dès que possible. Les paliers avec visibilité nous permettent de contrôler la justesse des manipulations de Clément et Fabien: pas de soucis de ce coté ni avec la fluidité de la corde toute neuve. En bas du premier P30 je remplace Hugo en partant sur deux amarrages naturels, pendant que Hugo ajoute un spits pour remplacer la dyneema de 6m. En bas du P6 dans le petit volume je bute au sol sur un barrage de caillou de 40cm de hauteur, bizarre!. On s’enfile ensuite en aval vers le toboggan. Je pense l’équiper par le dessus avec tête de plan incliné sur double spits. Mais dessous sur une rupture de pente je ne trouve rien pour éviter un bon frottement! Je remonte et propose à Nicolas de prendre ma place et d’essayer d’équiper plutôt par le bas en passant dans un conduit surement trempé en cas de grosse pluie (le pourquoi du barrage!?). Il s’aperçoit que je n’ai pas la bonne corde (50m au lieu de 100m). Mais où est-elle passée? Plus personne n’a de kit d’équipement! Aller vérifier sa présence ou non  en surface (au mieux) me donne une excuse pour aller assouvir un besoin urgent. La remonté à vide et motivé à été rapide. Il fait toujours un temps de printemps. Sous le sherpa jaune de Raymond j’aperçois le fameux kit. Eh oui Raymond l’à trouvé lourd pendant la montée du raidillon, si lourd qu’il a chu à ses pieds sans plus jamais en bouger! Le cœur léger (et pas que le cœur) je redescends 5mn plus tard alourdi de la 100m. Pendant ce temps Nicolas et Hugo ont trouvé tous les spits nécessaires en suivant le conduit du bas (avec mes vieilles lunettes un seul avait surgis). Cependant entre la fin du plan incliné et le puits un seul spit en état (et encore!) se présente aux yeux de Nicolas. Zut encore un spit à planter! Bon il commence à se faire tard, on remonte tous! Aucun problème techniques juste une forme physique plus ou moins bonne. Pour attendre nous pouvons visiter la petite salle concrétionnée. Mignon mais cela commence à vieillir!. Le frottement résiduel sous la déviation n’à même pas entamé la gaine de la corde. Le soleil étant maintenant très bas (presque 19h) l’humidité monte du sol et nous refroidit. Nous redescendons volontiers aux voitures mais en groupe et retrouvons les clées. Pendant que nous nous se déséquipons et chargeons le matos à laver dans le 4×4, Clément nous fait gouter un breuvage de sa propre production. Excellente, rien de telle pour calmer mes petits soucis du moment! La cavité étant plutôt propre le matériel est rapidement lavé dans le gave au niveau de la base de loisir. Dans la voiture Paloise le retour s’effectue sans encombre avec discussions au sujet de futurs journées Salsa. Le matériel est rangé sans déclencher d’alarme! Bon il faudra y retourner avec le perfo et spiter, cela vaut le coup!

Alain