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Voici un petit CR d’une petite sortie en cavité classique bien sympathique.
Désolé s’il est un peu long ou rébarbatif ou scolaire.Il a le mérite d’exister!

Ce dimanche 22 juin nous nous sommes retrouvé Brigitte, Marc et moi (Alain) au parking du Carrouf d’Arudy pour une montée commune jusqu’à la ravine où sont localisées les deux entrées du gouffre d’Héougacère. Il fait gris, nous doublons des VTTistes, passons devant l’accès aux Clavettes avec un chemin retracé au cordeau pour les forestiers et arrivons dans les nuages au niveau de la 2ème ravine qui est sèche. La voiture est placée à l’écart de la ravine car il existe un risque d’averses orageuses pour le milieu de l’après midi. Nous, nous équipons et trouvons sans difficulté l’entrée principale située 30m en amont de la ravine en rive gauche. Les indications de Brigitte, la seule de nous trois à connaître cette cavité, nous ont bien aidé! Marc et Brigitte avaient préparé les kits la veille en puisant dans leurs stocks de matériel et me laissent gentiment le loisir d’équiper. Des l’entrée je suis accueilli par un vol de chauve-souris mais nous arrivons à nous croiser plusieurs fois. L’équipement se fait principalement sur broche avec quelques déviations sur amarrage naturel plus ou moins costaud. Pour un début de main courante avec reprise de la corde précédente je dois visser un spit et j’oublie totalement de terminer à la clé, pas encore sortie du mini-kit! A cet endroit cela ne nous mettait pas en danger mais ce genre d’oubli est à proscrire en d’autre situations (je n’ai pas des doigts de forgeron). Comme je n’anticipe par toujours la progression en main courante légèrement descendante (pas envie de sortir la topo et fiche d’équipement (aux indications pas toujours cohérentes) j’équipe plutôt en fractionnant, ce qui laisse la possibilité à Marc et Brigitte de s’occuper (ils transforment ce passage en main courante). Dans le P20 avec départ sur broche en plafond je ne trouve ni broche ni spit ni amarrage pour éviter un frottement latéral si ce n’est une stalagmite tronquée de seulement 5 à 10 cm de haut. Je contenue à descendre sans l’utiliser, ni faire trop frotter la corde jusqu’à la plate forme. Marc tente sa chance et finalement se contente du petit plot stalagmitique! A la monté cette déviation avec dyneema commença à se déloger par simple contact avec mon mini-kit! Marc trouvera un peu plus bas dans un bout de coulée une mini colonne qui évite au moins le décoiffage mais il faudrait revenir mettre en place une autre solution plus pérenne. A noter que l’on parvient tout juste au pied de la verticale avec cette corde. Heureusement que Marc et Brigitte m’avaient redonné du mou de corde. Nous croisons le filet d’eau et le suivons dans un méandre qui se rétrécit. plus ou moins en hauteur (pied dans l’eau ou 2,3 mètres maximum au dessus. Heureusement ce méandre est assez court et au final plus facile à la remontée. Bon il ne faudrait pas s’éterniser en cas de crue. Nous posons notre corde de 15m pour un ressaut avec 2 spits simples en tête de verticale. D’après Marc l’escalade suffisait, nous gaspillons une corde! Et oui le vrai ressaut se présente et devons prendre la 36m (pas de 25m en stock) prévue beaucoup plus loin. Brigitte équipe ce ressaut sur broches qui au final ne sont pas très bien placées si utilisées avec des mousquetons simples. Quelques mêtres entres blocs et nous sommes à la salle de la jonction. Au delà Brigitte commence l’équipement avec la C60 et au bas du premier ressaut estime que si l’on continue nous seront arrosés! Avec la météo incertaine nous ne tentons pas le diable et décidons que cette remise en jambes et bras nous suffira. Je remonte en premier en me lestant d’un kit dès que je peux. Marc me suit et Brigitte ferme la marche et la cavité avec la clé de 13. Nous passons le méandre sans problème même si cela frotte un peu et même si la remonté avec un kit dans les pattes ou à bout de bras est fatiguante et nous réchauffe (j’étais le seul à avoir un peu froid cela tombe bien pour moi). Parvenu à la lumière du jour, j’entends quelques grondement lointain. Non nous sommes en forêt et aucun patou ne garde de troupeaux de BREBIS (blague privée). L’orage rode et une belle averse détrempe déjà les feuillages. Je redescends récupérer le kit en surplus et nous sommes rapidement tous dans l’entrée trop exigu pour nous préserver de la pluie. Aller vite à la voiture pour nous changer et d’abord assouvir un besoin tout naturel en ce qui me concerne. Au retour de mon escapade je constate que Marc et Brigitte ont conservé leur combinaison et trient le matériel, défont les noeuds et love les cordes. Je m’empresse de participer et voilà que une averse de grêle s’abat sur nos frêles épaules (chansons à la mode). Heureusement nous avons nos casques mais pas la voiture à Marc. Les grêlons étant gros comme des billes d’écoliers nous tendons la bâche sur le par brise et une partie de de la carrosserie au cas où le diamètre des billes se transformerait en calots (billes de la taille d’oeuf de caille). Et non au bout de quelques minutes le calme revient (cela tonne toujours autour) et nous pouvons enfin nous changer. Nous redescendons dans le carrosse au milieu d’une forêt presque luxuriante. Nous penserons à faire une halte chez Ricky. Nous constatons que les aménagements intérieurs ont bien avancés. Il nous met rapidement au courant des nouvelles concernant les prospections récentes effectuées dans ce secteur. Une deuxième averse nous donne le signal pour rentrer chacun chez soi après le rapide passage par la plate-forme de distribution (carouf). Nous retiendrons que cette cavité qui semble délaissée par le GSVO est idéale (au moins son début) pour de nouveau spéléo ayant déjà effectué 3,4,5 sorties. Et j’irai bien voir un peu plus loin (avant le vrai méandre étroit)!