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Grotte BH13, l'entrée

Coucou à tous,

Comme précisé lors d’un précédent mail, le 21 avril 2019, accompagnée de Gérald Brinsard, nous revisitons la grotte BH 13 pour vérifier la présence de traits rouges.
Rien d’anthropique dans la cavité si non la trace de casse importante de concrétions.


Nous avons vérifié la chatière du fond d’une longueur de 2 m environ débouchant sur un petit volume très concrétionné.
Nous ne sommes pas allés plus loin car très étroit et présence de nombreuses fistulines au plafond.

En suivant, nous repérons aux alentours un puits, de 4 à 5 m de descente visible, portant la marque de désobstruction en cours.
Je relève la positon GPS et je vérifierai dans la base si il est signalé.
La ballade est fructueuse car nous sommes heureux de trouver une deuxième entrée.
Après une entrée de 2m sur 1.50 m environ, une pente de 30° débouche sur une verticale de 10m à 15 m qui laisse entrevoir un gros volume !
Youpie, nous sommes excités d’annoncer la bonne nouvelle et je relève GPS et l’intitulé du lieu, à savoir B10.
Après vérification avec François Ichas, rien de nouveau dans la prospection du jour !
Le premier puits se révèle être enregistré sur la base sous le nom « Le tube » et le second serait la « grotte Gracianne ».
Dommage, on fera mieux la prochaine fois .  P
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Sur les indications de Mr Cazaméa, nous nous sommes rendus sur place, le 10 juillet 2016, en sa compagnie. L’entrée sympathique nous emplit d’espoir mais déception après un puits de 15 m environ, pas de suite, tout est bouché. A noter encore l’incivisme de certains puisque le fond du puits est jonché de poubelles !!!

Ce Dimanche 10 janvier 2015 nous sommes 5 à se retrouver au carrouf d’Arudy pour de la désob sur Lazerque (Régis, Paulo, Joël, Daniel et Alain). Le temps est gris mais contrairement au prévision météo il n’y aura pas eu d’averse, dixit Daniel resté en prospection de surface toute la journée. Deux objectifs possibles pour aujourd’hui: soit continuer la désob de Labat soit descendre dans Charlie, un puits trouvé par Sylvie il y a 2,3 ans et désobstrué l’année dernière (d’où le nom) par Joël et Daniel. Ils n’avaient pas osé descendre et passer sous la dalle d’entrée qui tenait on ne sait comment. Bref Charlie sera le 1er objectif dominical.  Equipement rapide sur amarrage naturel (gros sapin et déviation sur autre sapin plus petit) et hop Régis commence à descendre et comprend vite les hésitations de Joël l’année dernière. Mais bon la dalle n’ à pas bougé lors de la désobstruction de 2015 et depuis elle est toujours là. Régis décide de poursuivre la descente: déviation sur AN (concrétion cette fois) fractionnement sur autre AN et il se retrouve en bas du puits bouché par des blocs mais vers -20m tout de même! Le test du fumeur lui prouve qu’il existe une légère aspiration entre les blocs. Régis ressort. Conclusion désobstruction de fond de puits envisageable (le bas du puits est grand il y a de la place pour stocker en bas). Mais personne n’a envie ce jour de la commencer cette désob sous une dalle en lévitation. Nous avons un autre objectif: Labat qui lui aussi aspirait cette fin 2015. Pour s’y rendre nous remontons dans la pente  rejoindre l’ancienne piste. Nous sommes bien équipés pour le jardinage : une machette, 2 mini-scies, un sécateur nous permettent de réhabiliter un passage confortable sur cette vieille piste. Déjà 11h ! Nous décidons de descendre rapidement en grignotant à peine. Daniel reste en surface, Joël et Alain descende directe à la désob Paulo et Régis fond le crochet par le puits et méandre amont que Régis n’a pas encore visité.

Joël et moi avons à peine fini de ranger les blocs laissés sur place la séance précédente que Paulo et Régis nous rejoignent. Nous devons concasser le dernier gros bloc de l’ancienne dalle qui obstruait la partie boyau supérieur de la mini galerie en forme de trou de serrure. Une fois cela accompli  le boyau continue et aspire mais il faut toujours l’élargir. Paulo prend la relève sur le « front de taille ». Le laminoir dans cette partie moins incliné tourne un peu sur la droite puis semble s’incline à nouveau vers le bas et la gauche (légèrement!)

Pendant ce temps Régis tente, un peu en amont, de descendre dans la partie basse de la serrure. A son niveau c’est moins serré mais en allant vers l’aval il constate visuellement que le méandre pince de plus en plus. Bon et bien cet élargissement (pourtant avec courant d’air aspirant) servira de volume de stockage pour les blocs extrait du boyau/laminoir. Certains estomacs criant famine nous décidons de ressortir au grand air. Il est déjà 15h. Estimant avoir bien avancé (2,3 m dans le boyau laminoir avec visibilité sur 4m) nous revenons aux voitures contenant certains rafraichissements à bulles. Voilà il reste du « travail» pour ceux disponibles et motivés le WE prochain (Jean Louis il reste déjà du caillou à casser, déplacer et ranger).

Alain G

 

 

La veille du réveillon, Paulo et Régis sont allés titiller la dalle qui obstrue le méandre fossile dans Labat. La dalle est en morceaux mais cela ne passe pas encore, il faudra encore plus fragmenter! L’opération a montré que le courant d’air était aspirant ce jour-là. Désobstruction à poursuivre !

Info recueillie par Alain G lors du réveillon … il faudra surement corriger!

Lors de notre AG 2015 Joël et Jean Louis nous signal qu’ils ont retrouvé dans le coin du Mail (prés de la cabane de Coucouilla) un trou souffleur et que cela serait motivant pour le GSVO de retourner dans ce coin y faire de la prospection et de la désobstruction. Comme nous sommes plusieurs à vouloir se retrouver et plutôt au soleil, nous convenons samedi par tel  d’aller y faire un tour le dimanche 20 décembre. Ce dimanche matin nous sommes quatre (Joël, Alain , Brigitte et Paulo) au parking du Carrouf et partons retrouvez rapidement au parking du col de Castet Régis, Carine, Raymond et Véronique qui nous attendent déjà. On se regroupe dans deux voitures pour s’avancer sur la piste jusqu’au début du sentier qui monte dans le vallon de Lousta. De nombreux 4×4 ou utilitaires de chasseurs sont déjà stationnés (une battu est en cours, mais ne les apercevrons pas de la journée). Au pas de Lousta nous admirons l’entrée de la cavité du même noms (un -180m exploré il y a …? par le GSVO). Nous bifurquons sur la première cabane (l’ancienne) et nous approchons tout du suite du trou souffleur repéré la semaine précédente par Joël et Jean Louis (ce dernier absent aujourd’hui pour être nounou). Il est déjà 11h mais comme personne n’a prévu l’apéro nous décidons de plusieurs ateliers. Les plus courageuses, Brigitte Carine et Véronique se décident pour admirer la vue au sommet du Mail; Régis et Alain descendent dans ce trou souffleur (vraiment souffleur!) pour inspecter le fond (déjà vu par Joël) et pour éventuellement désobstruer avec pied de biche et massette; les autres Paulo Raymond et Joël fouinent dans les environs. Bon, au fond il reste un petit courant d’air non négligeable qui sort d’entre les cailloux (orifice de 20×20 cm) au bas de la faille où régis s’est glissé. Nous dégageons quelques cailloux mais cela reste trop exigu pour être efficace. Nous reviendrons avec autre chose qu’une massette et un pied de biche! En sortant il est 12h Paulo et Alain décident de grignoter. Raymond et Joël partis prospecter semblent avoir trouvé quelque chose. Régis part les rejoindre.

A son tour Régis trouve un autre trou souffleur. Paulo et moi rejoignons Régis et Joël travaillant autour du nouveau trou souffleur, petit triangle de 15 x 20 x 20 cm dans l’herbe rase de la pente. Comme nous sommes déjà 4 à nous acharner à tour de rôle sur cette petite désob, Raymond continue à prospecter par derrière dans les bois. Notre désob reste laborieuse avec juste un pied de biche et un marteau, il faut dé-sceller caillou après caillou, les gros et les petits. Certains sont joints par de la calcite suivant un même axe de fracture. Mais le courant d’air est toujours là, tout frais. Entre temps les filles reviennent de leur belle ballade: montée sommet du Mail. C’est donc l’heure du pic nique pour les retardataires. Raymond revient: non loin d’une petite barre il à trouvé un passage entre blocs avec un volume à aller inspecter, mais seul il a préféré ne pas s’y glisser! Même si il n’y a pas de courant d’air Raymond fini part convaincre Alain, Joël et Véronique d’aller y regarder de plus près. Je parviens à me glisser entre les 2 gros blocs (ressaut de 1m50) et me retrouve dans un petit volume constitué au sol d’un sous tirage de graviers et cailloux hétérogènes et au dessus de ma tête de gros blocs qui protège l’ensemble. Dans le sous tirage je déplace quelques cailloux pour apercevoir des petits vides entres gros blocs mais pas le moindre courant d’air. De l’autre coté de l’entrée au delà d’un monticule un autre soutirage plus prometteur sera peut être à aller voir après creusement de ce monticule (je ne passe pas pour le moment). Mais l’absence de courant d’air classe cet exploration bien sous la pile des futurs objectifs mais à retenir dans les mémoires!.

Nous revenons à la désob du petit trou à courant d’air qui est déjà bcp plus grand. Bravo Régis et Paulo. Il y  existe un vide mais un gros bloc empêche encore d’y voir clair. Avec sangle ou dyneema et pied de biche, à quatre ils parviennent à l’extirper (objectif final). Bon c’est une faille ou diaclase large de 40 cm en moyenne remplie de blocs.  Avec ce courant d’air cela vaut surement le coup d’insister encore pendant quelques séances.

Pour éviter la descente de nuit nous plions bagages vers 16h et passons par la cabane de Couscouiila que je découvre. Nous commençons à penser aux futurs WE dans ce joli coin.

Nous arrivons en moins d’une heure aux voitures. Celles des chasseurs ont disparu. Sur la fin de la piste juste avant le parking du port de Castet Joël perd un enjoliveur ! Bizarre…en fait au parking nous comprenons qu’il vient de crever ! Comme Joël à bien tout prévu (cric, planchette de bois et roue de secours) c’est vite changé, mais Joël sait déjà ce qu’il devra s’offrir pour son Noël ! Pas de chance!

A bientôt Cabane de Couscouilla

Dernier dégroupage au Carrouf et tout le monde rentre vers sa tanière. Bien belle journée de fin décembre….si clément et doux! Pas étonnant que nous nous soyons acharné sur cette désob de surface (et non dans le puit/faille de 5m lui aussi souffleur)!

Alain G.

Comme il faisait gris (voir avec un de bruine) ce dimanche 4 juillet 2015, au lieu de me faire un circuit vélo, je suis allé sur Arudy au trou de la piste avec Joel, Jean-Louis, Riki et Paulo (merci à Jean-Louis le chauffeur du jour).

Sur place je me suis aperçu que j’avais oublié  mon baudrier (il continuait à sécher et n’était pas rangé dans mon sherpa).Je ne suis donc pas descendu sous terre mais je continue ce CR d’après les conversations ou commentaires des courageux descendus affronter la fraicheur. Jemeserai contenté d’aidé Jean Louis à déblayer un peu plus l’entrée découverte le Dimanche précédent par Daniel au-dessus du trou de la piste 50m de distance. Finalement mon poste de surface dans la moiteur de la foret était moins préjudicial à ma toux  qui dure et m’a rendu presque aphone cette journée.

Après ouverture Jean-Louis a équipé (planté du mono spit à la mano) et est descendu au fond du P10. Il s’avère assez joli mais pas de suite évidente (juste un petit trou avec un peu de fraicheur). Riki qui nous a rejoint est aussi descendu dedans et est passé dans une lucarne après travail au marteau burin à 3m du fond de puits. Mais ce diverticule méandre n’a rien donné.

Pendant ce temps Joel et Paulo ont été constater le résultat de l’acharnement technique de la semaine dernière au fond du trou de la piste. Un beau bloc a bien été détaché, mais même en le fractionnant au marteau les morceaux ne sont pas passés par le bas dans l’espace ouvert la fois précédente. En effet en plus de ce bloc d’autres morceaux se sont coincé sous le gros.

Pour la prochaine fois il faudrait récupérer une barre à mine pour les dégager en espérant les faire passer par le bas et ainsi ne pas avoir à les remonter vers la niche de stockage. La tête du dernier puit a été aussi refaite. Rapidement. Joel et Paul ont rejoint le groupe du P10 et on aidé au rééquipement de la tête de puit (plus facile avec le perforateur) et Riki pour l’élargissement de la lucarne.

J’ai eu le temps de prendre les azimuts des deux failles en surface du trou de la piste et de son petit frère de la forêt. A 5 degrés prêt c’est du 20 degrés Ouest (azimut 340). Prévoir tout de même la topo du P10 et son pointé GPS avant de le laisser dans l’oubli. A 14h, un peu déçu par la non continuation du P10 et sans barre à mine pour nettoyer facilement le fond du trou de la piste, nous plions les gaules et nous nous restaurons longuement chez Riki. Voilà il y encore un peu d’espoir au fond du trou de la piste.Lorsque le comblement temporaire de fond sera dégagé le courant d’air reprendra!.

Alain.

Le trou de la piste est un trou souffleur (en été) connu depuis quelques années mais ceux qui l’on descendu ont estimé qu’une continuation demande trop de travail. Régis le surveille toujours et cette hiver dans la couche de neige il est resté bien ouvert. A l’initiative de Régis et Joél une désobstruction est reprise. Ce n’est pas la première séance mais ce Dimanche 28 juin 2015 je viens découvrir pour la première fois l’avancement depuis la reprise et compare avec mes souvenirs de ma visite avec Régis il y a deux ans. Aujourd’hui cela sera ma première séance de désobstruction. Nous sommes trois à descendre: Joèl, Riki et Alain. Daniel reste en surface pour de la prospection. Mon travail du jour consistera simplement à faire remonter sur corde (avec poulie) un kit rempli de caillou, à vider ce kit dans un espace naturel de stockage sécurisé (niche latérale) et à le renvoyer au «mineur» du fond qui dans un endroit exigu dégage au marteau et burin la roche fragilisée et remplit à nouveau pierre par pierre son kit. Et les Chadoc pompaient de la pierre!
Joèl fini par entrevoir entre les pierres du noir avec un possible élargissement un ou deux mètre plus bas. Les cailloux que Joèl fait descendre à travers cet espace noir s’arrêtent mais au son je dirai seulement au bout de 5-10m !? Néanmoins si l’on veut espérer travailler convenablement il faut à nouveau élargir les parois! Riki est à l’oeuvre. Je participerai en allant chercher en surface un foret un peu moins usé que celui qui vient de rendre l’âme! Au moment fatidique je serai déjà remonté au fractionnement et constate que le courant d’air est bien présent! On reviendra voir le résultat lors d’une nouvelle séance!
Pendant ce temps Daniel prospectait dans la forêt au dessus de la piste. Et bien son flair nous déniche quelque chose une fois de plus!. Un jet de pierre indiquerait un puits de 10m. Mais selon Daniel et Riki parti le rejoindre le passage n’est pas aisée et il faudra élargir l’entrée avant de s’y glisser et équiper la tête de puits. Là aussi ce travail est programmé pour une prochaine séance. Nous grignoterons chez Riki. En quittant sa maisonnée nous croisons sur son chemin sa visite annoncée!
Alain.

Après annulation de la sortie au Trou du vent pour cause d’orage je me joints ce dimanche 14 juin 2015 à la séance de désobstruction du GSVO sous un porche repéré et déjà attaqué par Gérald, Joèl, Patricia et d’autres quelques semaines auparanvant. Après le traditionnel regroupement à 9h30 au Carouff d’Arudy – sur le parking duquel d’autres têtes connues se rassemblaient aussi pour du canyon – sous sommes 5 (Gérald, Espérance, Patricia, Joèl, Alain) plus les chiens à prendre le chemin des bois derrière l’entreprise Messier. Grâce aux souvenirs parfaits de Patricia et Gérald concernant la marche d’approche dans les bois, nous nous installerons à côté du porche au bout d’une bonne demi-heure. Ma petite chute (prise qui lâche sur un escarpement) me vaudra quelques douleurs les jours suivant en haut des f….. mais ne m’a pas empêché de participer au travail de terrassement sous ce porche. En fait ce porche situé au pied d’une barre est presque totalement comblée.La technique consiste à remplir à la main ou à la petite pelle des sacs à courses réutilisables de sédiments plutôt meuble et à les extraire de la galerie vers la sortie à l’aide d’une corde. Pendant cette séance la galerie sous le porche continue d’avancer de quelques mètres. Les postes tournent. J’ai le souvenir d’un pic nique généreux mais bien mérité. En début d’après midi ceux des postes extérieurs ont à peine senti quelques gouttes. Le retour s’effectue par un itinéraire plus directe et pentu (à éviter à la monter) et au voitures il fait déjà assez chaud. C’était une journée sympathique et efficace!
Alain.

Ce samedi 14 mars 2015 nous nous retrouvons directement chez Ricky vers midi. Régis et Jean-Louis sont déjà présents et préparent les tronçonneuses. Cette fois nous délaissons Arricau pour le gouffre d’Héougacère et comme nous ne sommes plus que trois volontaires pour aller au chaud sous terre (Antoine – nouveau venu au GSVO – , Jean-Louis et Alain) nous décidons de juste terminer l’équipement par l’entrée historique jusqu’ à la salle de jonction et éventuellement de continuer un peu plus bas en « classique ».  Au cas où la piste était entravée d’arbres tombés sous le poids de la neige des dernières chutes, Régis et Ricky nous précédent avec deux tronçonneuse dans le coffre. Pas de soucis de ce coté: le nettoyage à déjà été effectué par tous les locaux qui se chauffent au bois. En revanche après la cabane de Laüs la neige de la matinée fait sont apparition et fini par avoir tenu sur le chemin. Il est tant d’arriver au ravin car d’un coup une couche de 20 à 30 cm . La limite pluie/neige de la nuit ou matinée n’est pas loin. Une autre surprise nous attend. Une voiture avec chaînes et remorque est stationnée prête à repartir. L’immatriculation en Charentes Maritimes font penser à un spéléo connu du monde des Secours Spéléos. Les traces dans la neige que nous suivons se dirigent le long du ruisseau vers l’entrée classique. Mais aucun cliquetis ne nous parvient depuis les tréfonds. Ils sont déjà loin. Pour le demi-tour Jean-Louis et Ricky nous offre un ballet de 4×4. Pas très vert tout cela, mais le local n’aime pas se baisser pour enfiler les chaînes. Bon je ne rajoute rien: la marche d’approche aurait été plus longue si nous avions compté sur ma voiture. Pendant que Ricky et Jean-Louis partent à la recherche de bois tombés, nous-nous équipons et grignotons. La descente jusqu’à l’étroiture ne pose aucun soucis. Nous observons juste quelques Chauve souris (principalement du petit Rinolophe). Antoine pense en avoir repéré une petite dizaine. Mais elles semblent s’être réfugiées dans la partie la plus sèche: sur le haut des murs du petit méandre ou au toit du joint de strates incliné. Heureusement aucune ne s’est suspendue aux cordes fixes et pouvons passer sans les déranger à priori. En bas du plan incliné nous retrouvons le ruisselet et l’ambiance s’humidifie. Les deux chauves souris repérées à ce niveau, il y a quelques mois, ont déménagé. Avec nos kits, trousses à spits, les dimensions de la faille semblent réduites, mais cela passe. Jean-Louis fait néanmoins un refus d’obstacle au passage pourtant un peu élargi lors des séances précédentes. Nous continuons à deux et sortons tamponnoir et marteau. L’idée est d’avancer la tête du premier puits pour éviter l’eau de la cascatelle et un frottement dans le virage avant la vasque. La roche est saine donc après un premier planté de spit je laisse la place à Antoine pour un deuxième plantage pendant que je continue plus bas. Malgré le son de la cascade j’entends des voix. L’autre groupe (les Charentais) ne doit pas être loin, mais pas encore de lumière. Je poursuis en posant un bel Y sur les deux goujons planté au perforateur la fois précédente. Je cherche à poser un fractionnement doublé loin sur la paroi gauche. En m’écartant avec les pieds je peux m’éloigner de la cascade et atteindre une écaille sur laquelle coiffer une dyneema. Antoine m’annonce que Jean-Louis qui nous avait soutenu moralement (la fumé et donc le courant d’air descend!) commence son retour vers la surface. En me suspendant en Y entre la corde et cette dyneema le premier spit est planté pendant que les Charentais passent un par un 10m sous mes pieds. Ils remontent vers la sortie sans incident (tamponnoir et marteau sont bien attachés). La traversée serait encore possible! Mais nous sommes sérieux: un deuxième spits est nécessaire. Je remonte à la plateforme me dégourdir les jambes (fourmies par cette humidité!) et Antoine prend ma place pour plante aussi son spit. Mais comme l’heure tourne plus vite que prévu, nous devons remonter et Antoine ne pourra pas vérifier la verticalité de l’aplomb dans la salle de la jonction. A noter pour la prochaine visite en ces lieux que j’ai planté un autre spit en paroi gauche 1m50 plus en avant que le dernier goujon de gauche lui aussi au niveau de la plate-forme.

Pour notre remonté en surface je note juste que l’un des Rinolophe n’est plus à sa place! Dehors une averse de neige nous accueil ainsi que Jean-Louis qui a installé sa bâche en forme d’abri à l’arrière de sa voiture. Les derniers des cinq Charentais venait juste de sortir de leur classique. Le ruisseau coule suffisamment pour se permettre un lavage de corde rapide et un prélavage du reste. On se change et quittons les lieux à la nuit plus que tombée. Nous ne penserons pas à nous arrêter pour évaluer le courant d’air du trou de la piste pourtant signalé par des branchages (info transmise le lendemain par Régis). Nous discuterons aussi assez longuement de spéléo chez Ricky avant de repartir chacun de nos cotés.

Les Palois ne seront de retour dans leur pénates que vers 21h00.

Alain

Postscriptum: je remercie Antoine d’avoir bien voulu servir de relais téléphonique sur la route du retour (j’étais au volant). Cela me permettra de profiter d’une belle ballade en ski de rando le lendemain.

Ce dimanche 13 décembre Paulo est retenu par ses obligations familiales. Nous sommes trois à être motivés pour retourner à Héougacère entrée historrique. Cette fois nous nous retrouvons Joël, Régis et Alain à 9h30 au Carrouf et filons directement avec la voiture de Joêl au ravin d’héougacère. Sur le béton de la piste l’eau de la ravine coule un peu plus qu’il y a 15 jours probablement en raison de la fonte des chutes de neige sur les hauteurs cette semaine. Régis découvre à son tour cette entrée historique et la trouve à son goût! Le ruisselet coule bien mais pas facile de savoir si c’est plus que la dernière fois. Nous descendons rapidement sur notre zone d’aménagement. Régis à peine arrivé au poste fait tourner le perfo. Je venais à peine de franchir l’étroiture pour aller équiper la suite (ammarrages naturels et ancien mono-spit). Au moment fatidique Joël remonte et Régis me rejoint de l’autre coté de l’étroiture. C’est efficace ainsi que le courant d’air. Jôel peut nous rejoindre encore plus facilement. On pourrait faire plus mais cela sera pour une prochaine fois car la batterie du perfo est déjà déchargée (elle commence à fatiguer). On continue en se contentant des amarrages disponibles. Régis descent en premier, Joël suit et reconnait les lieux. Je les rejoinds après être retourné récupérer plus haut le kit rouge contenant la quincaillerie. Il faut s’écarter de la paroi au maximum avec les jambes pour ne pas se faire trop mouiller par la jolie cascade. Après ce ressaut de 6m Régis installe un bel Y sur spits et commence la descente dans le gros volume de la jonction, la cascadelle juste à ses cotés. Mais comme la corde sera un peu juste et comme nous ne pouvons installer de déviation pour s’écarter de l’eau (accus déchargés et trousse à spit restée à la voiture) Régis choisi la conversion vert le haut. L’objectif du jour étant atteint (élargissement et visibilité avec la salle de jonction) nous remontons tranquillement tout les trois . La dernière corde (36m) était trop courte. La prochaine fois une corde de 50-60m sera plus sûr. Avant de retrouver le bas de la vallée nous profitons d’une visite chez Riki pour pic niquer au chaud et bien sûr d’échanger nos infos (Il y a eu une belle averse le temps de notre virée sous terre!

Alain.