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Alain et Antoine et Alain le Diamche 19 Juillet  2015.

Après avoir réalisé un peu tardivement que j’étais seul ce week-end et sans obligation, je vais voir mon voisin Alain pour le motiver pour une sortie souterraine improvisée. N’ayant pas eu vent d’une sortie club prévue aujourd’hui, nous nous motivons pour une repérage des grandes salles de la PSM, en vue d’une future traversée. Un coup de fil au gardien des clés (merci a Mickey!) et la sortie est bookée. Il faudra qu’on s’améliore en planning la prochaine fois…

7h30 Départ de Pau. Petits échanges de matériel: Alain me prête sa Scurion et je lui prête ma petzl ultra en réserve car il ne retrouve plus la sienne.

10h00 Départ dans le tunnel EDF, j’ai ouvert la combinaison car on s’attend à transpirer. Mais ouverte un poil trop tôt car après plusieurs semaines dans la chaleur, le choc thermique est rude, surtout avec le courant d’air soufflant (qui au passage diminue une fois passée la branche vers Arphidia).

Dans la Verna, la vision surréaliste d’un cube transparent de 2m de coté en quasi lévitation nous intrigue. Nous en saurons plus au retour…

Mousse de crue (orage dans la nuit)

Mousse de crue (orage dans la nuit)

Nous attaquons rapidement la progression. Le niveau d’eau est très bas mais on peut voir de la mousse de crue toute fraîche dans les blocs 1 à 1.5m au-dessus du niveau d’eau. Les traces des orages de la veille probablement.

Le long du parcours, une autre curiosité: nous sentons une légère mais nette odeur de gasoil dans la salle E Casteret au sommet d’un éboulis. Nous échafaudons des théories fumeuses.

12h00 nous arrivons sous le puits Lepineux.

Antoine au pied de la salle du puits Lepineux

Antoine au pied de la salle du puits Lepineux

Nous n’aurons pas trop perdu de temps a trouver l’itinéraire, sauf a un moment où nous tournons un peu en rond juste après le sommet de l’éboulis de la salle Lépineux.

13h30, nous arrivons a notre objectif, le tunnel du vent qui porte bien son nom.

Le retour se fera sans soucis. L’itinéraire nous semble plus facile à trouver qu’à l’aller, sans doute grâce au placement optimisé de la rubalise notamment dans la première partie jusqu’au puits Lépineux.

 

Antoine a l'aval du tunnel du vent (corde avec mini bouees)

Antoine a l’aval du tunnel du vent (corde avec mini bouees)

Nous repérons les shunts sans les prendre. La seule variante que nous prendrons sera dans la salle Chevalier en suivant de plus près la rivière.16h30, de retour dans la Verna, nous nous rinçons l’oeil avec l’éclairage (Marco est avec un groupe de touristes), d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup d’eau. Nous retrouvons le mystérieux cube, qui se trouve être un drone interactif, et l’artiste en technologies québécois qui l’a conçu et le teste ici en conditions hostiles et ‘primitives’.

17h00 strip tease speleo. Cadeau bonus pour le groupe de touristes qui sort du tunnel: Nous changeons de tenue dans le cabanon avant de rejoindre notre voiture sur le parking en contrebas.

Antoine,

En sortant il fait bien chaud (buée garantie sur les lunettes) mais nous sommes sous une petite couverture nuageuse qui se déchire le temps de descendre à St Engâce. Nous en profitons pour prendre un verre en terrasse (clé remise au café) tout en expliquant l’intérêt karstique du site aux néophytes. A Oloron nous effectuons une courte pause chez Brigitte qui rentre tous juste de randonnée. Voilà Antoine est connu de la trésorière, reste à rencontrer notre président ! Retour sur Pau à l’allure locale (80km/h quelques soit les limitations ;) ) et sommes rendus un peu avant 20h sur les belles allées de nos « sweet home ». Alain

Voilà un petit compte rendu d’une sortie famille individuelle improvisée au dernier moment entre Palois du GSVO le dimanche 17 mai 2015 . Antoine m’avait prévu un départ sur Pau à 9h00 devant ma porte. Ses trois enfants ,Thais, Isor Ronan, étant sagement assis à l’arrière j’ai profité de la place passager avant. Iseult s’étant prévue une journée studieuse j’ai accepté de la remplacer et de visiter à nouveau cette grotte ludique. Dans la galerie inférieure totalement remplie d’eau sur 30 à 60cm d’eau nous porterons en deux aller et retour les enfants sur le dos et les deux kits. Au débarcadère après quelques marches la galerie continue spacieuse et ne monte que très doucement. A notre arrivée dans la salle inférieure nous n’ observerons que deux 2 chauves souris qui volaient. Une autre était endormie mais aucune autre dans les galeries d’entrée. Au niveau du ressaut les enfants s’aideront de la corde moulinée par Antoine depuis le haut. Pour le passage de la passerelle il faut se sécuriser à la main courante en câble inox. Pas facile de cheminer sécurisé au câble avec ses longes lorsque votre petite taille d’enfant vous laisse suspendu. Dans les boyaux, bien plus à l’aise, tous les trois profitent de leur avantage. Après quelques hésitations tout en suivant le courant d’air, nous débouchons dans une galerie plus aisée au niveau des cheminées. Quelques passages bas plus loin (laminoirs) nous voilà dans la grande faille. Un petit puits permet de redescendre dans la galerie principale (grand Canyon). Pour descendre ce P6, Antoine « mouliné » les enfants un par un. Je reste en opposition  à mi-descente et sécurisé sur la corde fixe pour éviter par une simple déviation manuelle les obstacles. Après la boue séchée un lit de graviers nous mène jusqu’à la boite aux lettres (avant le siphon terminal). Les enfants criant famine nous rebroussons chemin jusqu’à la partie la plus sèche de la galerie et posons les affaires pour le pic nique. Les sandwichs puis les gâteaux ou chocolats sont vite engloutis. Le reste du retour s’effectue sans soucis, avec toujours le portage dans la rivière d’entrée. Nous serons restés quatre heures sous terre. Le temps est vite passé! Nous laverons le matériel dans le Gave de Pau à la base de loisir de St Pé et seront de retour sur Pau dès 16h par un bel après-midi.

Alain

Ce samedi 14 mars 2015 nous nous retrouvons directement chez Ricky vers midi. Régis et Jean-Louis sont déjà présents et préparent les tronçonneuses. Cette fois nous délaissons Arricau pour le gouffre d’Héougacère et comme nous ne sommes plus que trois volontaires pour aller au chaud sous terre (Antoine – nouveau venu au GSVO – , Jean-Louis et Alain) nous décidons de juste terminer l’équipement par l’entrée historique jusqu’ à la salle de jonction et éventuellement de continuer un peu plus bas en « classique ».  Au cas où la piste était entravée d’arbres tombés sous le poids de la neige des dernières chutes, Régis et Ricky nous précédent avec deux tronçonneuse dans le coffre. Pas de soucis de ce coté: le nettoyage à déjà été effectué par tous les locaux qui se chauffent au bois. En revanche après la cabane de Laüs la neige de la matinée fait sont apparition et fini par avoir tenu sur le chemin. Il est tant d’arriver au ravin car d’un coup une couche de 20 à 30 cm . La limite pluie/neige de la nuit ou matinée n’est pas loin. Une autre surprise nous attend. Une voiture avec chaînes et remorque est stationnée prête à repartir. L’immatriculation en Charentes Maritimes font penser à un spéléo connu du monde des Secours Spéléos. Les traces dans la neige que nous suivons se dirigent le long du ruisseau vers l’entrée classique. Mais aucun cliquetis ne nous parvient depuis les tréfonds. Ils sont déjà loin. Pour le demi-tour Jean-Louis et Ricky nous offre un ballet de 4×4. Pas très vert tout cela, mais le local n’aime pas se baisser pour enfiler les chaînes. Bon je ne rajoute rien: la marche d’approche aurait été plus longue si nous avions compté sur ma voiture. Pendant que Ricky et Jean-Louis partent à la recherche de bois tombés, nous-nous équipons et grignotons. La descente jusqu’à l’étroiture ne pose aucun soucis. Nous observons juste quelques Chauve souris (principalement du petit Rinolophe). Antoine pense en avoir repéré une petite dizaine. Mais elles semblent s’être réfugiées dans la partie la plus sèche: sur le haut des murs du petit méandre ou au toit du joint de strates incliné. Heureusement aucune ne s’est suspendue aux cordes fixes et pouvons passer sans les déranger à priori. En bas du plan incliné nous retrouvons le ruisselet et l’ambiance s’humidifie. Les deux chauves souris repérées à ce niveau, il y a quelques mois, ont déménagé. Avec nos kits, trousses à spits, les dimensions de la faille semblent réduites, mais cela passe. Jean-Louis fait néanmoins un refus d’obstacle au passage pourtant un peu élargi lors des séances précédentes. Nous continuons à deux et sortons tamponnoir et marteau. L’idée est d’avancer la tête du premier puits pour éviter l’eau de la cascatelle et un frottement dans le virage avant la vasque. La roche est saine donc après un premier planté de spit je laisse la place à Antoine pour un deuxième plantage pendant que je continue plus bas. Malgré le son de la cascade j’entends des voix. L’autre groupe (les Charentais) ne doit pas être loin, mais pas encore de lumière. Je poursuis en posant un bel Y sur les deux goujons planté au perforateur la fois précédente. Je cherche à poser un fractionnement doublé loin sur la paroi gauche. En m’écartant avec les pieds je peux m’éloigner de la cascade et atteindre une écaille sur laquelle coiffer une dyneema. Antoine m’annonce que Jean-Louis qui nous avait soutenu moralement (la fumé et donc le courant d’air descend!) commence son retour vers la surface. En me suspendant en Y entre la corde et cette dyneema le premier spit est planté pendant que les Charentais passent un par un 10m sous mes pieds. Ils remontent vers la sortie sans incident (tamponnoir et marteau sont bien attachés). La traversée serait encore possible! Mais nous sommes sérieux: un deuxième spits est nécessaire. Je remonte à la plateforme me dégourdir les jambes (fourmies par cette humidité!) et Antoine prend ma place pour plante aussi son spit. Mais comme l’heure tourne plus vite que prévu, nous devons remonter et Antoine ne pourra pas vérifier la verticalité de l’aplomb dans la salle de la jonction. A noter pour la prochaine visite en ces lieux que j’ai planté un autre spit en paroi gauche 1m50 plus en avant que le dernier goujon de gauche lui aussi au niveau de la plate-forme.

Pour notre remonté en surface je note juste que l’un des Rinolophe n’est plus à sa place! Dehors une averse de neige nous accueil ainsi que Jean-Louis qui a installé sa bâche en forme d’abri à l’arrière de sa voiture. Les derniers des cinq Charentais venait juste de sortir de leur classique. Le ruisseau coule suffisamment pour se permettre un lavage de corde rapide et un prélavage du reste. On se change et quittons les lieux à la nuit plus que tombée. Nous ne penserons pas à nous arrêter pour évaluer le courant d’air du trou de la piste pourtant signalé par des branchages (info transmise le lendemain par Régis). Nous discuterons aussi assez longuement de spéléo chez Ricky avant de repartir chacun de nos cotés.

Les Palois ne seront de retour dans leur pénates que vers 21h00.

Alain

Postscriptum: je remercie Antoine d’avoir bien voulu servir de relais téléphonique sur la route du retour (j’étais au volant). Cela me permettra de profiter d’une belle ballade en ski de rando le lendemain.

Ce dimanche 8 mars restera une belle journée pour profiter du soleil revenu. Néanmoins nous maintenons cette incursion dans le gouffre du Cousseau situé tout près du col d’Ech (au dessus d’Omex à coté de Lourdes). Nicolas et Hugo de la section spéléo du CAF de Pau enmène Clément un canyoniste et un Fabien un alpiniste s’initier aux joies des explorations souterraines. Je les rejoins sur Pau pour un covoiturage à cinq, bien serrés surtout pour les passagers arrières et retrouvons Jean Louis et Raymond du GSVO sur St Pé. On redistribue un peu les passagers avec le 4×4 de JL. Grâce aux souvenirs de Hugo qui à déjà équipé cette cavité et aussi grâce à son GPS nous retrouvons sans problème les bons terminus, ma voiture restant en deçà du gué, le 4×4 s’arrêtant simplement sur clôture. Pendant que nous répartissons les sacs et kits nous dégustons quelques Viennoiseries de plus avec café et thé en thermos. La marche d’approche de 45mn par cette météo très clémente reste très agréable. Nous passons soit à travers pré ou suivons des chemins et contournons deux granges. ensuite c’est la grimpette sur pente herbeuse – toute rousse- vers le Coussaout. A l’orée du bois le GPS nous indique que nous sommes sur Zone. En 10mn les premiers arrivés en haut du raidillons dénichent la petite entrée sous un beau bloc recouvert de mousses et feuilles d’automnes. Bon il y avait un kern pas trop loin. Hugo décide d’équiper les premiers puits pendant que nos nouveaux révisent l’utilisation du descendeur. On grignotte un peu mais il n’est que 11H30! Très rapidement Hugo doit planter un spit pour doubler une tête de puits (un mono spit cela ne se fait pas!). Plus loin une déviation permet d’éviter un léger frottement soit au dessus soit en dessous mais pas aux deux endroits à la fois. Nous suivons Hugo dès que possible. Les paliers avec visibilité nous permettent de contrôler la justesse des manipulations de Clément et Fabien: pas de soucis de ce coté ni avec la fluidité de la corde toute neuve. En bas du premier P30 je remplace Hugo en partant sur deux amarrages naturels, pendant que Hugo ajoute un spits pour remplacer la dyneema de 6m. En bas du P6 dans le petit volume je bute au sol sur un barrage de caillou de 40cm de hauteur, bizarre!. On s’enfile ensuite en aval vers le toboggan. Je pense l’équiper par le dessus avec tête de plan incliné sur double spits. Mais dessous sur une rupture de pente je ne trouve rien pour éviter un bon frottement! Je remonte et propose à Nicolas de prendre ma place et d’essayer d’équiper plutôt par le bas en passant dans un conduit surement trempé en cas de grosse pluie (le pourquoi du barrage!?). Il s’aperçoit que je n’ai pas la bonne corde (50m au lieu de 100m). Mais où est-elle passée? Plus personne n’a de kit d’équipement! Aller vérifier sa présence ou non  en surface (au mieux) me donne une excuse pour aller assouvir un besoin urgent. La remonté à vide et motivé à été rapide. Il fait toujours un temps de printemps. Sous le sherpa jaune de Raymond j’aperçois le fameux kit. Eh oui Raymond l’à trouvé lourd pendant la montée du raidillon, si lourd qu’il a chu à ses pieds sans plus jamais en bouger! Le cœur léger (et pas que le cœur) je redescends 5mn plus tard alourdi de la 100m. Pendant ce temps Nicolas et Hugo ont trouvé tous les spits nécessaires en suivant le conduit du bas (avec mes vieilles lunettes un seul avait surgis). Cependant entre la fin du plan incliné et le puits un seul spit en état (et encore!) se présente aux yeux de Nicolas. Zut encore un spit à planter! Bon il commence à se faire tard, on remonte tous! Aucun problème techniques juste une forme physique plus ou moins bonne. Pour attendre nous pouvons visiter la petite salle concrétionnée. Mignon mais cela commence à vieillir!. Le frottement résiduel sous la déviation n’à même pas entamé la gaine de la corde. Le soleil étant maintenant très bas (presque 19h) l’humidité monte du sol et nous refroidit. Nous redescendons volontiers aux voitures mais en groupe et retrouvons les clées. Pendant que nous nous se déséquipons et chargeons le matos à laver dans le 4×4, Clément nous fait gouter un breuvage de sa propre production. Excellente, rien de telle pour calmer mes petits soucis du moment! La cavité étant plutôt propre le matériel est rapidement lavé dans le gave au niveau de la base de loisir. Dans la voiture Paloise le retour s’effectue sans encombre avec discussions au sujet de futurs journées Salsa. Le matériel est rangé sans déclencher d’alarme! Bon il faudra y retourner avec le perfo et spiter, cela vaut le coup!

Alain

Suite à l’AG 2014 du GSVO et à quelques discussions lors de sorties récentes notre président Paul D. dit Paulo ou Polo propose sur la liste mél en début de semaine  une sortie conviviale à la grotte des Eaux Chaudes pour le dimanche 6 décembre. Si la météo était clémente un barbecue est même envisagé, Joël et Jean Louis devant assurer la logistique de ce dernier. Chaque membre du GSVO peut proposer cette sortie à ses connaissances, désireuses de découvrir le monde souterrain comme le pratique les spéléologues.

Le jour J les montagnes au fond de la vallée d’Ossau sont toutes blanches et éteincelles sous le soleil. Tous les protagonistes arrivent petit a petit au parking du Carrouf d’ Arudy. Charlotte, Stéphane, Julia, Yorik arrivent synchrone avec moi. Nous sommes légèrement en avance. Polo et Brigittes arrivent en fourgon. Joël, Jean Louis, Valérie, Daniel, ramène dans une voir plusieurs voitures des ami(e)s. Nos deux invités, découvreurs de sources et circulations souterraines et sont au rendez-vous prêt à voir devisu ce qu’ils repèrent en surface. Patricia que certaines ont oublié de covoiturer arrive dans les derniers grace à sa propre voiture. Notons que le petit groupe de l’EDS se joignant (aussi un peu l’inverse!) à cette sortie GSVO, son responsable Mathieu, nous évite certaines démarches administratives (enfin Mathieu les prendra en charge pour nous…merci Mathieu !). Mathieu et les deux jeunes Raphaél (une ex recrue de certains membres du GSVO) et ? partis de Pau, la voiture pleine de matériel, iront directement sur site.

Après quelques regroupement pour covoiturage, toute la troupe quitte Arudy presque en convoi vers les Eaux Chaudes. Par téléphone nous apprenons que la voiture du CDS traverse le village de Laruns juste après notre pause boulangerie dans cette même bourgarde. Ca c’est de l’organisation!. Tous les véhicules trouvent un emplacement le long de la piste tout près du chemin pédestre. Nous seront au total 26!

La distribution des affaires, la préparation des sacs prend un temps certain mais il fait beau et nous avons le temps et c’est le moment de faire connaissance! Trentes minutes de marche en forêt (ou plus selon la forme de chacun) nous sépare de l’entrée.

Arrivés en vue du grand porche c’est le moment de compléter, d’ajuster son déguisement de spéléo. Grâce au matériel du CDS apporté par Mathieu depuis le local matériel à Pau et aux matériels en double triple ou plus des spéléos du GSVO, commes les vieilles combinaison, des casques, des ceintures de baudriers, tous les néophytes seront dignes d’entrer sous terre. Cette étape plus ou moins rapide ne reorganise que légèrement les groupes de la marche d’approche. Le premier à rentrer sous terre (celui élargi de Mathieu) sera déja dans l’obscurité lorsque les derniers marcheurs arriveront. Je me souvient que Brigitte emmène le deuxième groupe suivie de Charlotte et sa tribu. J’accompagne avec Polo le dernier groupe (ou les derniers sous groupes emmenés par Jöel). Même si nous sommes venus déja quelques fois ici nous partageons avec plaisir la découverte de cette cavité par les néophytes. Quels beaux volumes, formes. Tous ces groupes égrainent leurs files de lampes tout le long de cette longue galerie ou coule un ruisseau. Son débit reste artificiellement réduit par une prise d’eau dite EDF situé bien en amont.

Dans cette galerie le seul danger à éviter est la présence de barres métalliques plantées horizontallement dans les parois de la galerie parfois au niveau de nos têtes. Elles supportaient les planchés d’un cheminement qu’empreintaient l’aristocrtie du début du XIX ème (Impératrice Eugénie). Ces planchers pourrissants sont ponctuellement encores présents. Au bout de la galerie cette ancienne passerelle comportait un escalier permettant de monter d’un cran. C’est ici que la ballade tranquille se termine provisoirement. Nous remontons un plan incliné en s’aidant de grandes marches naturelles qui nous amène au pied d’un grand chaos de blocs. Sous l’un d’eux une escalade avec corde en place permet de ressortir par un soupirail cinq métres plus haut dans une alcove. De là il faut se glisser en remontant entre blocs sur 3-4 mètres. Mais comme des générations de spéléos (et d’ouvrier pour les travaux de la prise d’eau) on frotté leur combinasons et bottes sur ces rochers, seuls des oppositions et blocages permettent de se hisser vers une nouvelle salles. Ces techniques étant nouvelles pour nos invités j’ai eu le plasir de récuperer dans mes bras l’une des néophytes. J’ai bien assuré. Bien sûr tous ces obstacles ont conduit à la recomposition de divers groupes. Bref cela à bouchonné par moment, ce qui à favorisé la convivialité. Pendant que des groupes poursuives la progression au delà des trémies,  Joël et moi raccompagnons vers les partie faciles les premiers néophytes à être fatigués (ou trop anxieux pour poursuivre). Je remonte vers la zone des chaos et retrouve Paulo, Charlotte, Stéphane et les enfants et  ainsi que le père de Joël, en train de se restaurer à la sortie des chaos. C’est l’occasion de prendre une photo avec le plus jeune et l’ancien de la sortie: 80 années d’écart !.

La speleo de 6 a 86 ans

La speleo de 6 a 86 ans

Ils décident aussi de faire demi-tour. Je les accompagne cette fois jusqu’au porche de sortie. Lors de ce retour nous serons enfumés. Heureusement que Daniel resté à l’extérieur et très de l’entrée n’a pas insisté pour maintenir son feu. Cela partait d’une généreuse intention (réchauffer les premiers à sortir) mais la cavité aspire vraiment trop, ce qui n’est pas étonnant avec ses premiers froids (principe de la cheminée avec la masse d’air encore chaude de la cavité qui remonte et aspire l’air frais pas l’entrée basse, notre entrée)! Pour ne pas me refroidir je décide d’y retourner vers le fond et sa douceur relative. Dans la montée vers le chaos je croise le premier groupe emmené par Mathieu qui descends vers la sortie. Mathieu me signal que le groupe d’après est aussi sur le retour et les suivent 15mn derrière. Et oui je les retrouve une fois de plus dans la 2ème partie du chaos. Comme pour le groupe de Mathieu ils se sont arrêté à la grande vasque qui présente un pas d’escalade horizontale en rive droite un peu délicat si l’on ne désire pas se tremper généreusement. J’accompagne de dernier grand groupe mené par Brigitte et Jean Louis dans le chaos. Tous le monde est sorti et retrouve la lumière du jour, le soleil reste timide.

De nouveau dehors

De nouveau dehors

Le petit coup de froid de la semaine aura calmé nos ardeurs de « farniente » autour d’un feu. Nous retournons par le sentier aux voitures ou certains avaient leur casse croute. Un repas presque festif mais rustique s’improvise, certains assis sur le bord de la piste. Comme l’après midi avance bien et le soleil descends derrière la montagne (en plus des nuages) nous sommes nombreux à redescendre (en voiture) vers la plaine et son confort. Mais certains lutterons vaillamment contre le froid et terminerons leur repas sur la piste.

Cette journée découverte a regroupé pas mal de monde dont beaucoup de nouvelles têtes. J’espère que cette sortie spéléo appellera d’autres sorties découverte ou perfectionnement, si possible par un temps plus clément pour profiter d’un véritable barbecue après la sortie et d’une belle soirée et/ou nuit en cabane!

Alain.

Voici un petit CR d’une petite sortie en cavité classique bien sympathique.
Désolé s’il est un peu long ou rébarbatif ou scolaire.Il a le mérite d’exister!

Ce dimanche 22 juin nous nous sommes retrouvé Brigitte, Marc et moi (Alain) au parking du Carrouf d’Arudy pour une montée commune jusqu’à la ravine où sont localisées les deux entrées du gouffre d’Héougacère. Il fait gris, nous doublons des VTTistes, passons devant l’accès aux Clavettes avec un chemin retracé au cordeau pour les forestiers et arrivons dans les nuages au niveau de la 2ème ravine qui est sèche. La voiture est placée à l’écart de la ravine car il existe un risque d’averses orageuses pour le milieu de l’après midi. Nous, nous équipons et trouvons sans difficulté l’entrée principale située 30m en amont de la ravine en rive gauche. Les indications de Brigitte, la seule de nous trois à connaître cette cavité, nous ont bien aidé! Marc et Brigitte avaient préparé les kits la veille en puisant dans leurs stocks de matériel et me laissent gentiment le loisir d’équiper. Des l’entrée je suis accueilli par un vol de chauve-souris mais nous arrivons à nous croiser plusieurs fois. L’équipement se fait principalement sur broche avec quelques déviations sur amarrage naturel plus ou moins costaud. Pour un début de main courante avec reprise de la corde précédente je dois visser un spit et j’oublie totalement de terminer à la clé, pas encore sortie du mini-kit! A cet endroit cela ne nous mettait pas en danger mais ce genre d’oubli est à proscrire en d’autre situations (je n’ai pas des doigts de forgeron). Comme je n’anticipe par toujours la progression en main courante légèrement descendante (pas envie de sortir la topo et fiche d’équipement (aux indications pas toujours cohérentes) j’équipe plutôt en fractionnant, ce qui laisse la possibilité à Marc et Brigitte de s’occuper (ils transforment ce passage en main courante). Dans le P20 avec départ sur broche en plafond je ne trouve ni broche ni spit ni amarrage pour éviter un frottement latéral si ce n’est une stalagmite tronquée de seulement 5 à 10 cm de haut. Je contenue à descendre sans l’utiliser, ni faire trop frotter la corde jusqu’à la plate forme. Marc tente sa chance et finalement se contente du petit plot stalagmitique! A la monté cette déviation avec dyneema commença à se déloger par simple contact avec mon mini-kit! Marc trouvera un peu plus bas dans un bout de coulée une mini colonne qui évite au moins le décoiffage mais il faudrait revenir mettre en place une autre solution plus pérenne. A noter que l’on parvient tout juste au pied de la verticale avec cette corde. Heureusement que Marc et Brigitte m’avaient redonné du mou de corde. Nous croisons le filet d’eau et le suivons dans un méandre qui se rétrécit. plus ou moins en hauteur (pied dans l’eau ou 2,3 mètres maximum au dessus. Heureusement ce méandre est assez court et au final plus facile à la remontée. Bon il ne faudrait pas s’éterniser en cas de crue. Nous posons notre corde de 15m pour un ressaut avec 2 spits simples en tête de verticale. D’après Marc l’escalade suffisait, nous gaspillons une corde! Et oui le vrai ressaut se présente et devons prendre la 36m (pas de 25m en stock) prévue beaucoup plus loin. Brigitte équipe ce ressaut sur broches qui au final ne sont pas très bien placées si utilisées avec des mousquetons simples. Quelques mêtres entres blocs et nous sommes à la salle de la jonction. Au delà Brigitte commence l’équipement avec la C60 et au bas du premier ressaut estime que si l’on continue nous seront arrosés! Avec la météo incertaine nous ne tentons pas le diable et décidons que cette remise en jambes et bras nous suffira. Je remonte en premier en me lestant d’un kit dès que je peux. Marc me suit et Brigitte ferme la marche et la cavité avec la clé de 13. Nous passons le méandre sans problème même si cela frotte un peu et même si la remonté avec un kit dans les pattes ou à bout de bras est fatiguante et nous réchauffe (j’étais le seul à avoir un peu froid cela tombe bien pour moi). Parvenu à la lumière du jour, j’entends quelques grondement lointain. Non nous sommes en forêt et aucun patou ne garde de troupeaux de BREBIS (blague privée). L’orage rode et une belle averse détrempe déjà les feuillages. Je redescends récupérer le kit en surplus et nous sommes rapidement tous dans l’entrée trop exigu pour nous préserver de la pluie. Aller vite à la voiture pour nous changer et d’abord assouvir un besoin tout naturel en ce qui me concerne. Au retour de mon escapade je constate que Marc et Brigitte ont conservé leur combinaison et trient le matériel, défont les noeuds et love les cordes. Je m’empresse de participer et voilà que une averse de grêle s’abat sur nos frêles épaules (chansons à la mode). Heureusement nous avons nos casques mais pas la voiture à Marc. Les grêlons étant gros comme des billes d’écoliers nous tendons la bâche sur le par brise et une partie de de la carrosserie au cas où le diamètre des billes se transformerait en calots (billes de la taille d’oeuf de caille). Et non au bout de quelques minutes le calme revient (cela tonne toujours autour) et nous pouvons enfin nous changer. Nous redescendons dans le carrosse au milieu d’une forêt presque luxuriante. Nous penserons à faire une halte chez Ricky. Nous constatons que les aménagements intérieurs ont bien avancés. Il nous met rapidement au courant des nouvelles concernant les prospections récentes effectuées dans ce secteur. Une deuxième averse nous donne le signal pour rentrer chacun chez soi après le rapide passage par la plate-forme de distribution (carouf). Nous retiendrons que cette cavité qui semble délaissée par le GSVO est idéale (au moins son début) pour de nouveau spéléo ayant déjà effectué 3,4,5 sorties. Et j’irai bien voir un peu plus loin (avant le vrai méandre étroit)!