Monthly Archives: avril 2015

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Suite à la proposition de Paul D d’une sortie à la Petite Bidouze pour ce Dimanche 12 avril 2015 j’hésite à me joindre à la troupe encore inconnue la veille au soir. Etant fatigué par mon samedi souterrain je décide de délaisser les grandes randonnées solitaires et j’appel Paulo en soirée. Je ne connais pas encore cette petite traversée souterraine classique du Pays Basque efféctuée le plus souvent en mode canyon. Il me rassure sur le caractère ludique, pas trop aquatique et la durée modeste de cette traversée. Jean-Pierre, frère d’une éminente membre du club a déjà prévu de venir. Nous serons aussi accompagnée de deux randonneuses (Chantal et Sylvie) pour la logistique post-traversée. On se regroupe de bon matin (10h) sur Oloron et nous voilà partis par une belle journée ensoleillée sur les routes du Béarn puis du Pays Basque en direction du col d’Ahusquy, à cinq dans la Kangoo de Chantal. Avant le col et la jonction avec la route de Aussurucq nous profitons depuis la route de la vue sur le précipice et sa vallée. Après le col nous quittons la route en empreintant une piste descendant un vallon qui nous mène au Cayolar d’Istaurdy. On laisse alors à notre droite la piste d’accès au TH2 et continuons jusqu’au plateau Elsarréko Ordokia. Au bout du plateau (grande clairière avec la bergerie « Pagolen Olha » au fond à gauche) nous posons la voiture. On se change et les randonneuses nous accompagnent jusqu’à la doline d’entrée. Depuis la voiture il suffit de marcher 200 m vers le nord en continuant la piste en forêt, en passant devant la prise d’eau et de chercher une doline située 30m sur la droite. Si on tourne trop tôt après la cabane de pompage nous tombons sur le ruisseau qui ramène sur la doline d’entrée. Aujourd’hui cela ruisselle à peine. Nous finissons l’harnachement dans la chaleur de la doline et nous nous glissons dans la grotte avec plaisir. Un passage bas se présente tout de suite puis la galerie revient à taille humaine. Le ruisseau récupère sur sa droite un petit affluent qui lui aussi coule. Le joli canyon ludique commence rapidement. Paul nous avait parler de la petite Bidouze comme d’un canyon à caractère féminin. En effet tout est lisse, rondeur, blancheur. Il suffit de caresser et … Bon stop reconcentrons nous il y a tout de même des puits! Nous installerons cinq fois la corde pour une jolie cascade et divers puits ou ressauts. Deux siphons sont à éviter en passant par un shunt fossile en hauteur. En bas de chaque ressaut il existe une vasque mais jamais assez profonde pour sauter en toute sécurité. En bas du dernier ressaut, après la grande vasque, on aperçoit déjà la lumière du jours puis le ciel bleu à travers les feuillages de printemps. Merci à Paul et JP de m’avoir remontré le BAB de l’équipement de rappels simples. Nous prenons juste le temps de ranger le baudrier et le haut de combinaison dans les kits ou sherpas et de se désaltérer. Nous pouvons soit remonter par un long chemin sur la droite en sortant de la cavité soit par celui de gauche qui remonte plus raide avec son passage de l’ancienne échelle (corde maintenant) pour franchir la partie en falaise. Je laisse deviner l’option choisie. Toujours est-il que nous rejoignons sans difficulté le plateau boisé et le chemin qui nous avait amené à la doline d’entrée. A la voiture nous retrouvons les randonneuses déjà de retour de leur ballade sur le plateau. Elles ont juste eu le temps d’installer des couvertures sur l’herbes non loin du parking. Néanmoins nous nous trouvons un autre joli coin herbeux près de la bergerie (encore fermée à cette saison) sous un bel arbre (la logistique suis en Kangoo). Nous enlevons nos combinaisons et mettons le tout sur des séchoirs au soleil. Le pic nique champêtre peut commencer. Dans la douceur printanière les dégustations suivent tranquillement leur cours tandis que les nuages commencent à s’accrocher sur les cîmes sud-ouest. Il est temps de rentrer, chacun ayant de petites obligations avant la nuit. Nous rangeons plus ou moins efficacement toutes nos affaires qui ont commencé à sécher et chargeons le tout dans le coffre. Nous quittons ce plateau idyllique avec regret (pas eu le loisir de faire une sieste!). Nous effectuons néanmoins un petit détour et arrêt à la fontaine d’Ahusquy où nous sommes petit joueurs avec notre unique bouteille à remplir. Pas eu de soucis sur le retour, par la même route.

Bonne et belle journée ludique à refaire avec les mêmes et j’espère aussi d’autres!

Alain.

Ce Dimanche 5 avril 2015 Alain B du GAS a aussi convié les AMALGAMés du GSVO pour une jolie ballade en raquette du coté espagnole de la PSM. Carine, Régis et Alain R du GSVO ont répondus présents et ont covoituré depuis Pontacq jusqu’à Arette où nous retrouvons Alain B et Bety. Il bruine un peu et nous nous posons des questions sur le beau soleil annoncé (encore un écart avec la vérité pour tondre les touristes dans les stations de ski?). Après la Mouline et les premiers lacets nous sommes sortis de la couche de la bruine mais sommes encore sous une deuxième couche! Au Bracas et même au col nous restons dans les nuages! Nous arrivons au parking du départ de la piste de ski de fond (sous le virage à 180) et retrouvons Gilbert et son chien Scotty. Pendant que nous préparons les sacs et raquettes nous apercevons entre les nuages des trouées de ciel bleu vers le sud. L’espoir renaît! Nous partons tout de même dans la grisaille avec les gants, les épaisseurs, les bonnets, la capuche. Nous passons au bord du P200 avec une couche de neige qui dépasse les poteaux et grillages de protection.

Epaisseur de neige autour du P200 au bord des pistes de ski de fond

Epaisseur de neige autour du P200 au bord des pistes de ski de fond

Les petits toits qui protègent les panneaux explicatifs sont à fleur de neige! A partir de là, le voile de nuages se lève progressivement et en haut du premier raidillon nous pouvons enfin admirer coté espagnol le ciel bleu et les étendues enneigées toutes lisses qui masquent toutes les crevasses ou les dolines du karst.

Cela se dégage! Carine peut enfin admirer le paysage grandiose.

Cela se dégage! Carine peut enfin admirer le paysage grandiose.

On se croient sur un islandis. En passant au C214 il n’y a plus de rocher ni la faille avec son puits! Plus rien qu’une pente toute lisse! Il va en falloir du soleil, du vent chaud ou de l’eau chaude avant de pouvoir y redescendre!

Régis en petit au dessus du C214. L'entrée a disparu!

Régis en petit au dessus du C214. L’entrée a disparu!

Au niveau du C243 nous retrouvons le trou souffleur au pied du sapin. On estime à 4-5m l’épaisseur de neige entre la surface et le fond de la doline. Quelques pierres supérieurs des cairns émergent encore. Le K7 est lui aussi sous la neige.

Trou souffleur du C243 en bord de doline.

Trou souffleur du C243 en bord de doline.

Nous continuons notre ballade vers les crêtes sud puis tournons face au vent vers l’est et le pic d’Anie en longeant la face nord des crêtes. Nous passons au bord d’un autre souffleur avec peut être un beau puits.

On longe les cretes avant d'admirer le pic d"Anie. Notez le trou souffleur.

On longe les cretes avant d’admirer le pic d »Anie. Notez le trou souffleur.

Part temps de brouillard il y aurait du danger! Mais aujourd’hui nous admirons en plein vent le Pic d’Anie à droite du Pic du Soum Couy.

Gilbert et Scotty devant le pic d'Anie. Ca soufflait!

Gilbert et Scotty devant le pic d’Anie. Ca soufflait!

Nous observons aussi les grappes de skieurs sur la piste du boulevard des Pyrénées. Plus bas la mer de nuages coté français masque le reste du domaine skiable de la station. Un groupe de randonneur est visible au loin au niveau de la brèche avant de contourner le pic d’Ani. Mais nous sommes là pour la chasse au trous souffleurs pas aux sommets et nous rebroussons chemin vent dans le dos. Que de vaste étendues enneigée vers l’Espagne! Grace au GPS d’Alain B nous repassons devant le C230 et oh surprise l’entrée est totalement dégagée avec le cailloutis et l’herbe!

Régis dans l'entrée toute dégagée du C230.

Régis dans l’entrée toute dégagée du C230.

On pourrait y descendre sans problème. Un espace d’un mètre sépare les rochers de l’entrée du mur de neige. Nous nous y installons pour pic niquer à l’abris du vent.

Entrée du C230. Le courant d'air a fondu toute cette couche

Entrée du C230. Le courant d’air a fondu toute cette couche

Le ventre plein nous repartons en suivant un cheminement proposé par Alain B entre combes et vallons.

Un autre souffleur d’un trou connu est repéré. L’un des vallons emprunté pourrait être à l’aplomb de notre rivière souterraine tant convoitée. Nous rentrons en passant par la zone du C50, puis rejoignons l’itinéraire de l’aller au niveau du P200. Jolie boucle! Nous croisons deux randonneurs en raquettes qui remontent nos traces.  Le retour au parking s’effectue dans une neige lourde! Voilà finalement nous avons rencontré le soleil annoncé et la couche de crème solaire mise un peu trop tardivement évitera juste les coups de soleil trop violent. Mais nous avons tous pris de belles rougeurs. Ah il faut toujours se méfier du vent frais et des nuages. En tous cas merci à Alain B pour cette belle ballade dans ces lieux qu’il connaît en toute saison! Cela donne envie de revenir et peut être pousser plus loin pour gravir le Pic d’Anie ou alors visiter l’immense lapiaz coté Espagnole.

Alain G.