Monthly Archives: mars 2015

You are browsing the site archives by month.

Si vous avez persisté dans la lecture du précédent CR (Spéléo sur Héougacère) vous avez compris que sur le retour samedi soir une personne du GSVO m’a proposé une ballade en ski de rando pour dimanche. Le programme semblait plus léger que celui envisagé en solitaire mais il a eu le mérite d’être réalisé (plus facile de se motiver à deux) et était amplement suffisant après cette virée souterraine de la veille. Mon co-randonneur est un fin connaisseur de la météo de nos montagnes Béarnaises, un passionné des panoramas et de la photo. Bon vous avez deviné, c’est Philippe dit Ker2 qui à désiré retourner sur Lescun en connaissant à l’avance les probables bonnes conditions d’enneigement (ballade en raquette le WE précédent). Donc suite à un rendez vous covoiturage à 8h à Bel Air (celui du radar), un arrêt boulange et essence sur Oloron nous arrivons sur zone au parking du pont Lamareich alors que le voile nuageux montre des signes de faiblesses. Petite pose thé/tisane, pose des peaux, du sac sur le dos et c’est parti sur une trace déjà faite. Avec l’enneigement pas de risque d’entendre débouler une voiture ou un quad. La ballade sur la piste entre le pont Lamareich et le pont Lamary est un vrai plaisir. Les arbres sont encore bien blancs. Comme le soleil pointe son nez on sort les appareils photos. Avant la dernière petite montée dans les bois nous profiterons de la pause grignotage pour admirer le paysage même si les aiguilles d’Ansabère ne se dégagent pas encore totalement. Philippe m’avait prévenu mais je découvre avec étonnement la casse d’un des pans du toit de la cabane. La surcharge de neige (accumulation au dessus du mur de ce coté) en est probablement la cause. Un groupe de promeneurs en raquette est déjà là ainsi que les deux espagnols en ski de rando aussi (mais plus jeunes) . Nous poursuivons un peu au delà de la cabane mais plus de trace: c’est à nous de la poursuivre vers le col. L’objectif et la fatigue étant là nous posons les sacs et nous nous installons pour une bonne pause casse croute, les espagnols continuant le labeur de la trace fraiche.

Pour la descente malgré la présence d’un soleil voilé qui transforme déjà la neige dans les premières pentes, autour de la cabane, nous retrouvons une belle couche légère dans les bois et nous prenons un certain plaisir à skier. Revenu sur la grande prairie on détache les talon et la neige devient suffisamment lourde pour avancer sans les peaux. Sur le chemin du retour on se content de suivre la trace des raquettes ou d’en sortie juste pour se ralentir si nécessaire.

Voilà nous sommes au parking et c’est déjà fini! Mais le coup de fatigue une fois assis sur un canapé à la maison m’a démontré que cela me suffisait!

Bref joli rando à refaire et refaire tant que la neige est là!

Ce prochain WE? Qui est motivé!

Alain.

Ce samedi 14 mars 2015 nous nous retrouvons directement chez Ricky vers midi. Régis et Jean-Louis sont déjà présents et préparent les tronçonneuses. Cette fois nous délaissons Arricau pour le gouffre d’Héougacère et comme nous ne sommes plus que trois volontaires pour aller au chaud sous terre (Antoine – nouveau venu au GSVO – , Jean-Louis et Alain) nous décidons de juste terminer l’équipement par l’entrée historique jusqu’ à la salle de jonction et éventuellement de continuer un peu plus bas en « classique ».  Au cas où la piste était entravée d’arbres tombés sous le poids de la neige des dernières chutes, Régis et Ricky nous précédent avec deux tronçonneuse dans le coffre. Pas de soucis de ce coté: le nettoyage à déjà été effectué par tous les locaux qui se chauffent au bois. En revanche après la cabane de Laüs la neige de la matinée fait sont apparition et fini par avoir tenu sur le chemin. Il est tant d’arriver au ravin car d’un coup une couche de 20 à 30 cm . La limite pluie/neige de la nuit ou matinée n’est pas loin. Une autre surprise nous attend. Une voiture avec chaînes et remorque est stationnée prête à repartir. L’immatriculation en Charentes Maritimes font penser à un spéléo connu du monde des Secours Spéléos. Les traces dans la neige que nous suivons se dirigent le long du ruisseau vers l’entrée classique. Mais aucun cliquetis ne nous parvient depuis les tréfonds. Ils sont déjà loin. Pour le demi-tour Jean-Louis et Ricky nous offre un ballet de 4×4. Pas très vert tout cela, mais le local n’aime pas se baisser pour enfiler les chaînes. Bon je ne rajoute rien: la marche d’approche aurait été plus longue si nous avions compté sur ma voiture. Pendant que Ricky et Jean-Louis partent à la recherche de bois tombés, nous-nous équipons et grignotons. La descente jusqu’à l’étroiture ne pose aucun soucis. Nous observons juste quelques Chauve souris (principalement du petit Rinolophe). Antoine pense en avoir repéré une petite dizaine. Mais elles semblent s’être réfugiées dans la partie la plus sèche: sur le haut des murs du petit méandre ou au toit du joint de strates incliné. Heureusement aucune ne s’est suspendue aux cordes fixes et pouvons passer sans les déranger à priori. En bas du plan incliné nous retrouvons le ruisselet et l’ambiance s’humidifie. Les deux chauves souris repérées à ce niveau, il y a quelques mois, ont déménagé. Avec nos kits, trousses à spits, les dimensions de la faille semblent réduites, mais cela passe. Jean-Louis fait néanmoins un refus d’obstacle au passage pourtant un peu élargi lors des séances précédentes. Nous continuons à deux et sortons tamponnoir et marteau. L’idée est d’avancer la tête du premier puits pour éviter l’eau de la cascatelle et un frottement dans le virage avant la vasque. La roche est saine donc après un premier planté de spit je laisse la place à Antoine pour un deuxième plantage pendant que je continue plus bas. Malgré le son de la cascade j’entends des voix. L’autre groupe (les Charentais) ne doit pas être loin, mais pas encore de lumière. Je poursuis en posant un bel Y sur les deux goujons planté au perforateur la fois précédente. Je cherche à poser un fractionnement doublé loin sur la paroi gauche. En m’écartant avec les pieds je peux m’éloigner de la cascade et atteindre une écaille sur laquelle coiffer une dyneema. Antoine m’annonce que Jean-Louis qui nous avait soutenu moralement (la fumé et donc le courant d’air descend!) commence son retour vers la surface. En me suspendant en Y entre la corde et cette dyneema le premier spit est planté pendant que les Charentais passent un par un 10m sous mes pieds. Ils remontent vers la sortie sans incident (tamponnoir et marteau sont bien attachés). La traversée serait encore possible! Mais nous sommes sérieux: un deuxième spits est nécessaire. Je remonte à la plateforme me dégourdir les jambes (fourmies par cette humidité!) et Antoine prend ma place pour plante aussi son spit. Mais comme l’heure tourne plus vite que prévu, nous devons remonter et Antoine ne pourra pas vérifier la verticalité de l’aplomb dans la salle de la jonction. A noter pour la prochaine visite en ces lieux que j’ai planté un autre spit en paroi gauche 1m50 plus en avant que le dernier goujon de gauche lui aussi au niveau de la plate-forme.

Pour notre remonté en surface je note juste que l’un des Rinolophe n’est plus à sa place! Dehors une averse de neige nous accueil ainsi que Jean-Louis qui a installé sa bâche en forme d’abri à l’arrière de sa voiture. Les derniers des cinq Charentais venait juste de sortir de leur classique. Le ruisseau coule suffisamment pour se permettre un lavage de corde rapide et un prélavage du reste. On se change et quittons les lieux à la nuit plus que tombée. Nous ne penserons pas à nous arrêter pour évaluer le courant d’air du trou de la piste pourtant signalé par des branchages (info transmise le lendemain par Régis). Nous discuterons aussi assez longuement de spéléo chez Ricky avant de repartir chacun de nos cotés.

Les Palois ne seront de retour dans leur pénates que vers 21h00.

Alain

Postscriptum: je remercie Antoine d’avoir bien voulu servir de relais téléphonique sur la route du retour (j’étais au volant). Cela me permettra de profiter d’une belle ballade en ski de rando le lendemain.

Ce dimanche 8 mars restera une belle journée pour profiter du soleil revenu. Néanmoins nous maintenons cette incursion dans le gouffre du Cousseau situé tout près du col d’Ech (au dessus d’Omex à coté de Lourdes). Nicolas et Hugo de la section spéléo du CAF de Pau enmène Clément un canyoniste et un Fabien un alpiniste s’initier aux joies des explorations souterraines. Je les rejoins sur Pau pour un covoiturage à cinq, bien serrés surtout pour les passagers arrières et retrouvons Jean Louis et Raymond du GSVO sur St Pé. On redistribue un peu les passagers avec le 4×4 de JL. Grâce aux souvenirs de Hugo qui à déjà équipé cette cavité et aussi grâce à son GPS nous retrouvons sans problème les bons terminus, ma voiture restant en deçà du gué, le 4×4 s’arrêtant simplement sur clôture. Pendant que nous répartissons les sacs et kits nous dégustons quelques Viennoiseries de plus avec café et thé en thermos. La marche d’approche de 45mn par cette météo très clémente reste très agréable. Nous passons soit à travers pré ou suivons des chemins et contournons deux granges. ensuite c’est la grimpette sur pente herbeuse – toute rousse- vers le Coussaout. A l’orée du bois le GPS nous indique que nous sommes sur Zone. En 10mn les premiers arrivés en haut du raidillons dénichent la petite entrée sous un beau bloc recouvert de mousses et feuilles d’automnes. Bon il y avait un kern pas trop loin. Hugo décide d’équiper les premiers puits pendant que nos nouveaux révisent l’utilisation du descendeur. On grignotte un peu mais il n’est que 11H30! Très rapidement Hugo doit planter un spit pour doubler une tête de puits (un mono spit cela ne se fait pas!). Plus loin une déviation permet d’éviter un léger frottement soit au dessus soit en dessous mais pas aux deux endroits à la fois. Nous suivons Hugo dès que possible. Les paliers avec visibilité nous permettent de contrôler la justesse des manipulations de Clément et Fabien: pas de soucis de ce coté ni avec la fluidité de la corde toute neuve. En bas du premier P30 je remplace Hugo en partant sur deux amarrages naturels, pendant que Hugo ajoute un spits pour remplacer la dyneema de 6m. En bas du P6 dans le petit volume je bute au sol sur un barrage de caillou de 40cm de hauteur, bizarre!. On s’enfile ensuite en aval vers le toboggan. Je pense l’équiper par le dessus avec tête de plan incliné sur double spits. Mais dessous sur une rupture de pente je ne trouve rien pour éviter un bon frottement! Je remonte et propose à Nicolas de prendre ma place et d’essayer d’équiper plutôt par le bas en passant dans un conduit surement trempé en cas de grosse pluie (le pourquoi du barrage!?). Il s’aperçoit que je n’ai pas la bonne corde (50m au lieu de 100m). Mais où est-elle passée? Plus personne n’a de kit d’équipement! Aller vérifier sa présence ou non  en surface (au mieux) me donne une excuse pour aller assouvir un besoin urgent. La remonté à vide et motivé à été rapide. Il fait toujours un temps de printemps. Sous le sherpa jaune de Raymond j’aperçois le fameux kit. Eh oui Raymond l’à trouvé lourd pendant la montée du raidillon, si lourd qu’il a chu à ses pieds sans plus jamais en bouger! Le cœur léger (et pas que le cœur) je redescends 5mn plus tard alourdi de la 100m. Pendant ce temps Nicolas et Hugo ont trouvé tous les spits nécessaires en suivant le conduit du bas (avec mes vieilles lunettes un seul avait surgis). Cependant entre la fin du plan incliné et le puits un seul spit en état (et encore!) se présente aux yeux de Nicolas. Zut encore un spit à planter! Bon il commence à se faire tard, on remonte tous! Aucun problème techniques juste une forme physique plus ou moins bonne. Pour attendre nous pouvons visiter la petite salle concrétionnée. Mignon mais cela commence à vieillir!. Le frottement résiduel sous la déviation n’à même pas entamé la gaine de la corde. Le soleil étant maintenant très bas (presque 19h) l’humidité monte du sol et nous refroidit. Nous redescendons volontiers aux voitures mais en groupe et retrouvons les clées. Pendant que nous nous se déséquipons et chargeons le matos à laver dans le 4×4, Clément nous fait gouter un breuvage de sa propre production. Excellente, rien de telle pour calmer mes petits soucis du moment! La cavité étant plutôt propre le matériel est rapidement lavé dans le gave au niveau de la base de loisir. Dans la voiture Paloise le retour s’effectue sans encombre avec discussions au sujet de futurs journées Salsa. Le matériel est rangé sans déclencher d’alarme! Bon il faudra y retourner avec le perfo et spiter, cela vaut le coup!

Alain

En ce premier WE de temps magnifique (après toute cette neige et pluie) nous sommes deux - Jean-Louis et Alain – à profiter samedi 7 mars 2015 du beau panorama au Pic de Canaourouye (cirque d’Anéou départ juste avant le col du Pourtalet) pendant que d’autres font de la photo sous terre du coté de St Engrâce. Après 2 heures de montée régulière sur un bon 600m de dénivelé nous redescendrons dans une neige encore assez dure parfois de type tôle ondulée en raison des pluies du début de semaine. Mais nous aurons aussi de la belle neige de printemps par moment. Nous sommes nombreux à partager ce cirque heureusement suffisamment vaste!

On remet cela le WE prochain? Bon certains vont-ils en profiter demain Dimanche pendant que nous irons à notre tour sous terre!

Alain