Monthly Archives: février 2015

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Le WE du 14-15 février était annoncé comme pluvieux! Mais un créneau avec éclaircies est finalement prévu samedi matin. Nous sommes donc trois (Jean Louis, Régis et Alain) à se retrouver au Carrouf dès 8h30. Comme Brigitte nous à prévenue du son désistement (réveil trop difficile après une semaine de labeur) nous filons illico au Port de Castet dans le 4×4 de Jean Louis. Pas besoin des 4 roues motrices car la route est dégagée (elle ne l’était pas en début de semaine après les grosses chutes de neige du WE passé). Après quelques hésitations nous nous décidons à monter au col des Houssats et peut être un sommet proche si nous sommes en forme et si les gros nuages sombres aux portes de l’ouest y restent (rien de nouveau vers l’Est). Quelques voitures sont déjà stationnées et une randonneuse solitaire se lance à l’assaut des pentes douces peu de temps avant nous. Sur le plateau du départ la couche de neige est généreuse (je pense près de 50cm) même si elle s’est tassée avec la douceur relative de fin de semaine. Après la première côte nous suivons une sente horizontale en crête et retrouvons le large chemin venant de notre gauche. Nous abandonnons une tentative de monter en flans de montagne car là végétation est trop dense pour nos skis et nous reprenons le chemin. Des semblants d’éclaircies nous laissent espérer une monté au sec. Nous devons laisser partir en forêt notre chemin sur notre droite et commençons l’ascension devant nous. Au début la neige assez humide mais bien tassée autorise tout de même à chacun de dessiner sans peine notre trace en suivant un angle adapté à notre propre forme physique. Plus nous prenons de l’altitude plus la neige au sol devient légère et les rares gouttes se sont transformées en flocons. Les rafales elles s’intensifient. Nous finissons pas retrouver une pente douce mais toujours ventée. Nous nous abritons dans une doline pour attendre Jean-Louis à l’abris du vent. Nous hésitons à poursuivre l’ascension par cette météo un peu trop vivifiante. Mais Jean Louis a son sommet en vue plus très loin et nous repartons à l’assaut. Proche du sommet Régis fera la course avec un jeune randonneur arrivant de la crête de gauche. Nous retirons rapidement les peaux (que c’est douloureux pour les mains!) et redescendons sans attendre mais sans avoir oublier de profiter de la jolie vue sur la plaine. Au départ la neige porte assez bien, ne « cartonne » pas et nous prenons presque plaisir à skier! Régis retrouve ses sensations après plusieurs années d’arrêt. Jean Louis est moins à l’aise et une bonne gamelle anéantit ses espoirs de confiance en ses skis. Et oui avec le froid du sommet il n’a pas pris le temps de bien serrer les chaussures. Mais bon, nous descendons tous sur les skis, dans une neige de plus en plus lourde, en tirant plus ou moins des bords. Heureusement que les petites averses neigeuses s’arrêtent sinon nous aurions eu de grosses gouttes. En rejoignant le chemin à l’orée de la forêt le vent faiblit et nous pouvons pic niquer debout. Le retour au parking s’effectue par le même chemin ou presque. Bref ce fût une belle matinée de remise en forme revigorante avant la pluie. Rien de tel pour s’offrir ensuite une sieste sans aucun remord.

Alain.

En fin d’année 2014, Patrice Dumontier,  terminant les fouilles sur la cavité sépulcrale de Bordedela 2, a fait appel au GSVO afin d’intervenir sur la prospection d’un petit puits à proximité du volume fouillé.

Lors du chantier archéologique, l’enlèvement de pierres mobiles a permis de dégager l’ouverture d’un puits de 0.80 m sur 0.35 m de côté et de 3 m de profondeur. La difficulté, dans un premier temps,  fut d’enlever une dalle oblique réduisant en partie le diamètre d’accès au puits. Polo et Régis ont réussi à fracturer la dalle en 2 gros blocs qui furent évacués avec succès d’un boyau relativement étroit.

Régis est ensuite descendu afin de vérifier la présence d’ossements ou autres éléments sur la base du puits de 1.60 m sur 1.40 m . Dans la peau d’Indiana Jones, il a pu récupérer de petits vestiges osseux dans le pierrier. Parmi les éléments remontés un fragment de menton adulte, une côte G d’enfant, un quart médial de clavicule d’adulte, 5 fragments de côtes.

Les vestiges osseux trouvés dans la cavité attenante au puits appartiennent à l’homme et à plusieurs espèces animales. La présence d’ossements humains dans une cavité aussi étroite est étonnante car l’espace réduit ne se prête pas au dépôt d’un cadavre. Comme le souligne Patrice Dumontier dans son rapport, peut-être s’agit-il d’un lieu de dépôt funéraire secondaire.

En tout cas une belle collaboration entre spéléologie et archéologie sur un site qui a révélé des vestiges osseux humains, de faune et de céramique datant du Néolithique final.

Patricia DESMONTS

Suite à la proposition de Brigitte par email en début de semaine quatre autres membres du club ont répondu présents à l’appel de la neige ce dimanche 8 février 2015. Il y avait Brigitte, Valerie, Elvia, Jean-Louis et Alain. Nous nous sommes retrouvés sur Oloron (au stade) pour regroupement en deux voitures (la prochaine fois nous ferons mieux car nous aurions pu tenir dans celle de Jean Louis seulement). Nous sommes partis du Braca en suivant le bord d’une piste de ski de fond par un temps un peu gris, mais avec quelques percées timides du soleil (il parait qu’il était là à la station le matin). Les arbres sont encore emmitouflés de leur gangue de neige. Même si le soleil ne se montre pas encore cette blancheur nous ravit. Nous montons et descendons sur un profil de ski de fond de difficulté moyenne. Arrivés au bar de l’Ours le soleil se cache toujours mais il n’est pas loin. Ce coup ci cela grimpe bien et les talonnettes ne sont pas inutiles. Nous restons sur le bord droit en remontant la piste en suivant celle la plus à gauche de la station. Après les premiers efforts certains se contentent de la sous couche vestimentaire. Bien rangés nous évitons les premiers skieurs sans soucis. Le soleil se montre enfin, tout le monde se déshabille un peu plus. Mais cela ne dure pas, les arbres se raréfiant et la piste devenant plus exposée, une bise commence à souffler! On remet vite fait les coupes vent sur le dos, les gants et moufles, puis les capuches. Cela souffle de plus en plus et la petite neige fine et soufflée qui se dépose sur la piste damée rend parfois l’accroche des peaux aléatoire. En s’aventurant sur les abord de la piste nous comprenons que la couche est épaisse, pas encore tassée. Faire la trace dans cette neige nous aurait occupé encore plus longtemps! Mais on fini par arriver au sommet (du télésiège, car trop froid pour monter à l’antenne du Soum Couy). On enlève les peaux, un peu à l’abri du vent, derrière la guitoune d’arrivée du télésiège, et préparons les ski pour la descentes. Nous choisissons une descente tranquille par le boulevard des Pyrénées. Nous effectuons un léger crochet par la tête sauvage. Mais la couche est telle que le panneau sens interdit est invisible et les dolines sont toutes comblées et disons même non visibles: il n’y a plus qu’une grande combe. Nous continuons la descente et nous nous arrêtons pour la pose casse-croûte dans un vallon. Il fait toujours bien froid mais abrités du vent et au soleil nous pouvons retirer les gants. Avant de repartir on utilise les pelles pour analyser les couches de neige en tranchée (qui servira à d’autre usages). Mais pas d’exercice ARVA pour cette fois. En poursuivant la descente nous finissons par retomber dans la couche de nuage et nous perdons Jean Louis. A la station toujours pas de Jean-Louis. Nous descendons (parfois poussons sur les battons et nous exerçons au pas du patineur) jusqu’au bas des pistes du coté de la cabane de l’ours. Jean-Louis nous attendait juste à coté de la terrasse du café. En fait en repartant du pic-nique ses skis on fini par botter et Jean-Louis a du s’arrêter pour détacher des glaçons de ses skis. Comme le soleil est revenu nous nous offrons un petit café en terrasse, agrémentés de tartes maisons. Jean-Louis semble connu dans le coin! Après cette longue pause nous décidons, le soleil faiblissant, de rentrer au Bracas. Cette fois sur les pistes de ski de fond le pas de patineur est de rigueur. Si là météo reste clémente on se donne rendez vous  pour le samedi suivant pour une virée rando ski coté de la vallée d’Ossau et peut être un peu de spéléo classique dimanche 15 février.

Alain.

GROUPE SPELEO DE LA VALLEE D’OSSAU
Mairie d’Arudy – 64260 ARUDY

N°0642001209

P.V. Assemblée général 2014 du vendredi 21 novembre 2014

Ouverture de l’AG à 19h, avec la présence de 23 membres de l’association.

Rapport d’assemblée générale rapport moral et activités.

Dans son rapport moral :

• Le président du groupe spéléologique Paul DOUMENJOU à remercier le Maire monsieur Gérard CAMBOT son Adjoint aux sports Jean Claude PARGADE pour le soutien technique et la confiance que la ville d’ARUDY a manifesté lors des sollicitations de l’année.
• Le président précise qu’à ce jour, le G.S.V.O. qui compte 31 adhérents, dont 10 femmes et 3 jeunes de moins de 26 ans.
• L’activité, riche en sciences de la terre (géographie, géologie, hydrologie, histoire et préhistoire) ne rencontre pas toujours au quotidien un enthousiasme comparable aux autres sports de masse.
• Le bilan 2014 affiche une perte de 249€, non alarmante.

Bilan de la pratique et actions :

• Exploration dans la grotte d’ARRICAU sur le versant nord du massif de l’AZERQUE, grotte d’IGASS sur LOUVIE, grotte BALAGUEE et rééquipement et mise en sécurité de grottes « dites classiques ».
• Les fédérées de l’association se sont impliqués au sein du S.S.F. 64 rattaché au Spéléo Secours Français commission de la Fédération Française de Spéléologie et ont participés aux exercices et entrainements.
• Organisation de sorties découvertes du milieu souterrain intégrant des personnes en situation de handicap en collaboration avec les associations du département.
• Réalisation du projet (2012) de rédaction et édition d’un petit livre sur les risques liés à la pratique du canyonning en milieu isolé (Philippe CRETAL médecin et moniteur canyon diplômé).
• Réalisation (film et montage) d’une vidéo sur la grotte d’HABARRA, avec l’assistance de Geneviève MARSAN (conservatrice du musé d’ARUDY).
• Assistance aux fouilles archéologiques et exploration scientifique sur la sauvegarde d’ossements.
• Plan de formation avec les élèves du château d’AUDAUX, encadrement et découverte de la pratique.
• Inter-club, camp d’été AMALGAME sur le massif de la Pierre Saint martin.

Actions 2015 :

• Projet de dépollution de cavité sur IZESTE.
• Sorties spéléologiques pour intégration de personnes en situations de handicap au sein de l’association.
• Objectifs jeunes : intégration de personnes de moins de 18 ans.
• Organisation d’une traversée en classique avec les spéléologues du département.
• Sorties d’initiation et exploration.
• Etude scientifique des écoulements souterrains entre les crêtes de l’AZERQUE et le gave d’OSSAU.

Conclusion et perspectives 2015:

• Les sorties d’initiation restent un bon tremplin pour intégrer de nouveaux adhérents car le monde souterrain s’affirme comme un terrain de découverte
• Matériel d’initiation et d’exploration est à renouveler (normes EPI).
• Plan de formation et stage diplômant : 5 demandes sont faites (perfectionnement, initiateur et formation secours)

Bilan financier :

• Rapport de trésorerie réalisé par Brigitte CHOZE (voir document annexe).

La clôture de cette assemblée générale, autour d’un verre de la fraternité spéléologique, fut propice à des nombres projets de prospection et d’exploration sur le massif calcaire d’ARUDY, souvent initiés par Joël COUCOURON, fin connaisseur des secrets et mystères souterrains de la région.
Le président du Groupe Spéléologique de la Vallée d’ Ossau remercie tous les membres de l’association qui ont participé et contribué à son bon fonctionnement, et souhaite tous ses vœux de réussite aux explorateurs du monde souterrain qui traînent leurs bottes sur le département.

La spéléologie dans le département
Le groupe Spéléologie que de la Vallée d’ Ossau n’ est pas isolé dans le département des Pyrénées Atlantiques, et d’ autres associations affiliées à la Fédération Française de Spéléologie regroupant les spéléologues du pays Basque, du Béarn et de toutes autres horizons, existent et se regroupent au sein du Comité Départemental de Spéléologie dont l’ une des missions est le développer de la pratique et la formation de cadres techniques.
Contact CDS 64 : www.cds64.org

Fait à Arudy le vendredi 21 novembre 2014
Le président Paul DOUMENJOU