Monthly Archives: décembre 2014

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Ce dimanche 13 décembre Paulo est retenu par ses obligations familiales. Nous sommes trois à être motivés pour retourner à Héougacère entrée historrique. Cette fois nous nous retrouvons Joël, Régis et Alain à 9h30 au Carrouf et filons directement avec la voiture de Joêl au ravin d’héougacère. Sur le béton de la piste l’eau de la ravine coule un peu plus qu’il y a 15 jours probablement en raison de la fonte des chutes de neige sur les hauteurs cette semaine. Régis découvre à son tour cette entrée historique et la trouve à son goût! Le ruisselet coule bien mais pas facile de savoir si c’est plus que la dernière fois. Nous descendons rapidement sur notre zone d’aménagement. Régis à peine arrivé au poste fait tourner le perfo. Je venais à peine de franchir l’étroiture pour aller équiper la suite (ammarrages naturels et ancien mono-spit). Au moment fatidique Joël remonte et Régis me rejoint de l’autre coté de l’étroiture. C’est efficace ainsi que le courant d’air. Jôel peut nous rejoindre encore plus facilement. On pourrait faire plus mais cela sera pour une prochaine fois car la batterie du perfo est déjà déchargée (elle commence à fatiguer). On continue en se contentant des amarrages disponibles. Régis descent en premier, Joël suit et reconnait les lieux. Je les rejoinds après être retourné récupérer plus haut le kit rouge contenant la quincaillerie. Il faut s’écarter de la paroi au maximum avec les jambes pour ne pas se faire trop mouiller par la jolie cascade. Après ce ressaut de 6m Régis installe un bel Y sur spits et commence la descente dans le gros volume de la jonction, la cascadelle juste à ses cotés. Mais comme la corde sera un peu juste et comme nous ne pouvons installer de déviation pour s’écarter de l’eau (accus déchargés et trousse à spit restée à la voiture) Régis choisi la conversion vert le haut. L’objectif du jour étant atteint (élargissement et visibilité avec la salle de jonction) nous remontons tranquillement tout les trois . La dernière corde (36m) était trop courte. La prochaine fois une corde de 50-60m sera plus sûr. Avant de retrouver le bas de la vallée nous profitons d’une visite chez Riki pour pic niquer au chaud et bien sûr d’échanger nos infos (Il y a eu une belle averse le temps de notre virée sous terre!

Alain.

Suite à l’AG 2014 du GSVO et à quelques discussions lors de sorties récentes notre président Paul D. dit Paulo ou Polo propose sur la liste mél en début de semaine  une sortie conviviale à la grotte des Eaux Chaudes pour le dimanche 6 décembre. Si la météo était clémente un barbecue est même envisagé, Joël et Jean Louis devant assurer la logistique de ce dernier. Chaque membre du GSVO peut proposer cette sortie à ses connaissances, désireuses de découvrir le monde souterrain comme le pratique les spéléologues.

Le jour J les montagnes au fond de la vallée d’Ossau sont toutes blanches et éteincelles sous le soleil. Tous les protagonistes arrivent petit a petit au parking du Carrouf d’ Arudy. Charlotte, Stéphane, Julia, Yorik arrivent synchrone avec moi. Nous sommes légèrement en avance. Polo et Brigittes arrivent en fourgon. Joël, Jean Louis, Valérie, Daniel, ramène dans une voir plusieurs voitures des ami(e)s. Nos deux invités, découvreurs de sources et circulations souterraines et sont au rendez-vous prêt à voir devisu ce qu’ils repèrent en surface. Patricia que certaines ont oublié de covoiturer arrive dans les derniers grace à sa propre voiture. Notons que le petit groupe de l’EDS se joignant (aussi un peu l’inverse!) à cette sortie GSVO, son responsable Mathieu, nous évite certaines démarches administratives (enfin Mathieu les prendra en charge pour nous…merci Mathieu !). Mathieu et les deux jeunes Raphaél (une ex recrue de certains membres du GSVO) et ? partis de Pau, la voiture pleine de matériel, iront directement sur site.

Après quelques regroupement pour covoiturage, toute la troupe quitte Arudy presque en convoi vers les Eaux Chaudes. Par téléphone nous apprenons que la voiture du CDS traverse le village de Laruns juste après notre pause boulangerie dans cette même bourgarde. Ca c’est de l’organisation!. Tous les véhicules trouvent un emplacement le long de la piste tout près du chemin pédestre. Nous seront au total 26!

La distribution des affaires, la préparation des sacs prend un temps certain mais il fait beau et nous avons le temps et c’est le moment de faire connaissance! Trentes minutes de marche en forêt (ou plus selon la forme de chacun) nous sépare de l’entrée.

Arrivés en vue du grand porche c’est le moment de compléter, d’ajuster son déguisement de spéléo. Grâce au matériel du CDS apporté par Mathieu depuis le local matériel à Pau et aux matériels en double triple ou plus des spéléos du GSVO, commes les vieilles combinaison, des casques, des ceintures de baudriers, tous les néophytes seront dignes d’entrer sous terre. Cette étape plus ou moins rapide ne reorganise que légèrement les groupes de la marche d’approche. Le premier à rentrer sous terre (celui élargi de Mathieu) sera déja dans l’obscurité lorsque les derniers marcheurs arriveront. Je me souvient que Brigitte emmène le deuxième groupe suivie de Charlotte et sa tribu. J’accompagne avec Polo le dernier groupe (ou les derniers sous groupes emmenés par Jöel). Même si nous sommes venus déja quelques fois ici nous partageons avec plaisir la découverte de cette cavité par les néophytes. Quels beaux volumes, formes. Tous ces groupes égrainent leurs files de lampes tout le long de cette longue galerie ou coule un ruisseau. Son débit reste artificiellement réduit par une prise d’eau dite EDF situé bien en amont.

Dans cette galerie le seul danger à éviter est la présence de barres métalliques plantées horizontallement dans les parois de la galerie parfois au niveau de nos têtes. Elles supportaient les planchés d’un cheminement qu’empreintaient l’aristocrtie du début du XIX ème (Impératrice Eugénie). Ces planchers pourrissants sont ponctuellement encores présents. Au bout de la galerie cette ancienne passerelle comportait un escalier permettant de monter d’un cran. C’est ici que la ballade tranquille se termine provisoirement. Nous remontons un plan incliné en s’aidant de grandes marches naturelles qui nous amène au pied d’un grand chaos de blocs. Sous l’un d’eux une escalade avec corde en place permet de ressortir par un soupirail cinq métres plus haut dans une alcove. De là il faut se glisser en remontant entre blocs sur 3-4 mètres. Mais comme des générations de spéléos (et d’ouvrier pour les travaux de la prise d’eau) on frotté leur combinasons et bottes sur ces rochers, seuls des oppositions et blocages permettent de se hisser vers une nouvelle salles. Ces techniques étant nouvelles pour nos invités j’ai eu le plasir de récuperer dans mes bras l’une des néophytes. J’ai bien assuré. Bien sûr tous ces obstacles ont conduit à la recomposition de divers groupes. Bref cela à bouchonné par moment, ce qui à favorisé la convivialité. Pendant que des groupes poursuives la progression au delà des trémies,  Joël et moi raccompagnons vers les partie faciles les premiers néophytes à être fatigués (ou trop anxieux pour poursuivre). Je remonte vers la zone des chaos et retrouve Paulo, Charlotte, Stéphane et les enfants et  ainsi que le père de Joël, en train de se restaurer à la sortie des chaos. C’est l’occasion de prendre une photo avec le plus jeune et l’ancien de la sortie: 80 années d’écart !.

La speleo de 6 a 86 ans

La speleo de 6 a 86 ans

Ils décident aussi de faire demi-tour. Je les accompagne cette fois jusqu’au porche de sortie. Lors de ce retour nous serons enfumés. Heureusement que Daniel resté à l’extérieur et très de l’entrée n’a pas insisté pour maintenir son feu. Cela partait d’une généreuse intention (réchauffer les premiers à sortir) mais la cavité aspire vraiment trop, ce qui n’est pas étonnant avec ses premiers froids (principe de la cheminée avec la masse d’air encore chaude de la cavité qui remonte et aspire l’air frais pas l’entrée basse, notre entrée)! Pour ne pas me refroidir je décide d’y retourner vers le fond et sa douceur relative. Dans la montée vers le chaos je croise le premier groupe emmené par Mathieu qui descends vers la sortie. Mathieu me signal que le groupe d’après est aussi sur le retour et les suivent 15mn derrière. Et oui je les retrouve une fois de plus dans la 2ème partie du chaos. Comme pour le groupe de Mathieu ils se sont arrêté à la grande vasque qui présente un pas d’escalade horizontale en rive droite un peu délicat si l’on ne désire pas se tremper généreusement. J’accompagne de dernier grand groupe mené par Brigitte et Jean Louis dans le chaos. Tous le monde est sorti et retrouve la lumière du jour, le soleil reste timide.

De nouveau dehors

De nouveau dehors

Le petit coup de froid de la semaine aura calmé nos ardeurs de « farniente » autour d’un feu. Nous retournons par le sentier aux voitures ou certains avaient leur casse croute. Un repas presque festif mais rustique s’improvise, certains assis sur le bord de la piste. Comme l’après midi avance bien et le soleil descends derrière la montagne (en plus des nuages) nous sommes nombreux à redescendre (en voiture) vers la plaine et son confort. Mais certains lutterons vaillamment contre le froid et terminerons leur repas sur la piste.

Cette journée découverte a regroupé pas mal de monde dont beaucoup de nouvelles têtes. J’espère que cette sortie spéléo appellera d’autres sorties découverte ou perfectionnement, si possible par un temps plus clément pour profiter d’un véritable barbecue après la sortie et d’une belle soirée et/ou nuit en cabane!

Alain.

Le Dimanche 23 novembre, Daniel et Joél ont emmené la petite nouvelle du GSVO Valérie pour faire un peu de classique dans une jolie cavité, Héougacère par l’entrée historique. Ils sont descendus jusqu’au passage étroit dans la faille ou coule un ruisselet dans les marnes. Je n’étais pas là (je goutait au gaz CO2 du Lot dans la jolie rivière de Goudou mais ils m’on rapporté que cela s’était très bien déroulé et ont préparé la désobstruction d’un passage étroit.

Ce Dimanche 30 novembre j’étais cette fois au rendez vous du Carrouf d’Arudy pour 10h: arrivé synchrone avec Paulo et Joël chacun de sont coté! Nous sommes quatre avec Jean-Louis parti faire des emplettes pour le casse croute. Nous tenons à l’aise à 4 dans le 4×4 de Jean-Louis. Sur la petite route nous disons bonjour aux chasseurs qui se rassemblent (avec la météo du jour pas sûr qu’ils feront autre chose?. Ils doivent penser: tient voilà les fadas qui vont sous terre une fois de plus! Bon au parking du ravin d’Héougacère pas d’autres spéléos. Il fait gris mais ne pleut pas et nous nous équipons plutôt rapidement. Joël et Paulo partent devant et je ferme la marche derrière Jean Louis. Nous essayons de ne pas déranger les autres hôtes de la grotte. L’entrée est assez terreuse. Nous descendons progressivement entre des empilement de méga bloc de petit ressaut en petit ressaut en suivant néanmoins l’équipement sur corde puis enfin un puits. Mais avant le fond du puits un pendule devenant une main courante nous amène vers un plan incliné entre deux strates. La strates du bas est sur-creusé pas de larges cannelure ou un méandre.. Certains passeront par le méandre d’autres dans les cannelures. En bas de ce plan on recoupe une faille ce qui constitue une petite salle où arrive le ruisselet. Celui ci descend alors la faille en escaliers que nous pouvons soit suivre en décalé soit retrouvé après franchissement d’une petite galerie perché sur  un planché stalagmitique puis une verticales. Quelques 10m plus bas nous entendons Paulo et Joël déjà à l’œuvre sur deux ateliers (fils et noeuds pour Paulo, burin et massette pour Joël). Quand je rejoints Joél j’ai à peine le temps de participer à son atelier marteau qu’il faut déjà remonter pour finaliser celui de Paulo. Et voilà en deux fois le passage devient confort. Enfin par tout à fait: il faudra revenir pour un dernier élargissement (on à oublié (ou perdu) le long foret). Cela ne nous empêchera pas, moi puis Jean-Louis, de passer et d’admirer la suite jusqu’au petit puits au pied duquel git une joli vasque.

On remonte doucement avec une main courante supplémentaire posée et des doublements d’amarrages ici ou là. Dehors une petite pluie nous accueille. Comme un filet d’eau venant de la ravine traverse la piste sur le béton nous pouvons nettoyer notre matériel avec deux brosses. La pluie persiste nous décidons de casser la croute à la cabane de Laus (première fois que j’y entre!)

Voilà le projet de réaménagement de l’entrée historique avance doucement.

Cela en vaut la peine car même si les volumes ne sont pas important pour le moment c’est assez joliment concrétionné.

Alain