Monthly Archives: novembre 2014

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Nous sommes 6 à se retrouver au Carouf d’Arudy (Joël, Jean-Louis, Paulo, Brigitte, François I, et moi-même Alain arrivé le dernier vers 9h15. Dans le camion de Paulo et le 4×4 de Jean_Louis on file chez Riki pour prendre le café et manger les viennoiseries. Riki sera le 7ème spéléo!

Cette fois on se distribue dans trois véhicules (4×4 de Riki en plus). Au parking de Labat deux groupes se constituent et le matos est aussi réparti. Paulo, Brigitte, Francois I et moi nous irons constater les résultats du travail du WE précédent à Labat. Joël, Jean-Louis et Riki ont pour objectif de rééquiper au goujon l’entrée d’Héougacère. Quand nous (ceux de Labat) sommes prêts nous laissons partir les deux 4×4 sur la piste vers le ravin au bord duquel s’ouvre les deux entrées d’Héougacère.

Paulo a l'entree de Labat

Paulo a l’entree de Labat

Pour Labat pas de problème d’accès. Paulo est déjà venu deux fois et moi le WE précédent. Nous reprenons l’itinéraire à travers bois vers les deux petites dolines sises sur la gauche de la piste en contre-bas d’une petite barre. C’est toujours aussi moussu! Dix minutes plus tard nous voilà à la fracture de l’entrée situé entre les deux dolines. Paulo équipe suivi de François. Je suis avec un kits contenant un rab de corde et du matos de désob douce qui finalement ne servira pas! Brigitte ferme la marche. Après la bifurcation avec la branche du puits vers le petit méandre étroit, François plantera un spits. En fait nous passons sans trop de problème le passage élargit par les travaux du Dimanche précédent et nous continuons à descendre sur 20m dans un plan incliné avec parfois un méandre étroit qui à recoupé le planché plein de blocs. Paulo est arrêté par un bloc de 4m de long et de 50cm  x 30cm de section qui s’est décollé du plafond et s’est coincé au dessus du méandre. Un espace existe de par et d’autre du bloc mais cela ne passera pas aujourd’hui. Nous sommes pauvres en outils adaptés (la méthode douce ne suffirait pas).

Demi-tour mais nous reviendrons plein d’énergie. Dans la remonté, avant l’embranchement, François descend dans un élargissement du méandre et se ballade un peu au fond vers l’aval et l’amont. Mais de chaque cotés la progression s’interrompe. De toute façon cette partie basse reste sous la partie que nous avions suivi jusque là au plafond du plan incliné. Avant de sortir, Paulo équipe la branche du petit actif. François y descendra jusqu’en bas et constate que cela ne communique pas directement avec l’autre regard qu’il venait de descendre. Seul le filet d’eau passe! Ce plan incliné recoupé par le surcreusement que constitue ce petit méandre est prometteur même si le courant d’air reste très faible aujourd’hui. Une fois tous ressortis à l’air libre nous coupons directement vers la piste. La végétation est plus dense (ronces par moments) mais cela se remonte aussi par là.

Après quelques minutes de ballade assis sur les kits dans le camion de Paulo, nous rejoignons les 4×4 stationnées au virage du ravin. L’équipe d’Héougacère entrée historique n’est pas encore sortie. On en profite pour casser la croute…il est presque 14h00! A mis repas on entend un spéléo qui sort d’Héougacère. C’est Riki! Jean-Louis puis Joël suivront un peu plus tard. Ils sont content de cette visite de l’entrée originelle. Elle semble bien plus jolie que dans les souvenirs de Joël qui était là lors des explos (il ne se souvenait que des petits passages ennuyeux). Pas mal de goujons ont été ajouté  mais ne sont pas encore arrivés à la jonction. Au cours de ce 2ème pic nique, un projet d’aménagement de cette entrée et de sont éventuel brochage prend forme. Peut être un projet à réaliser en 2015!

Voilà tout le monde est content de sa journée.

On a encore du travail pour le WE prochain…le lendemain de l’AG?

Nous ne sommes que deux du GSVO à participer à ces deux jours d’explo sur la PSM. Régis et moi (Alain G). Nous arrivons en fin de journée entre 19 et 20h chacun de notre coté au chalet du Bracas. Après une courte journée de désob à Labat avec Paulo et Joel et un dernier passage à Pau récupérer quelques affaires, je monte Dimanche soir sur la PSM de nuits. Je croise simplement un renard. En arrivant au chalet du Bracas les deux jeunes (Mathieu et Maxou) du GAS et Jean du 65 ne sont pas encore rentré de leur virée au C214 où ils doivent élargir encore un peu le passage à -300 et éventuellement continuer la descente. Régis part de nuit à leur rencontre. Il croisera une averse de neige au col mais pas de spéléo. En les attendant je papote avec Gilbert du GAS au chaud puis Papou venu du Poitou puis Alain B et LeBeauf (Christian) du GAS venus du Gers. Les jeunes ne rentrerons au Chalet que vers 22h30 avec une bonne nouvelle: la suite de la 2ème branche à donné sur un enchainement de beaux puits propres sur environ 100m soit un nouveau fond à -400m. En bas un méandre très étroit semble malheureusement pincer. Donc le lendemain Régis y retournera avec Alain B et Papou pour faire la topo, améliorer encore l’équipement et vérifier si aucune lucarne n’a été oubliée. De mon coté j’irai simplement avec 4 autres spéléos au C243 avec pour objectif de déséquiper ce C243 et de vérifier que rien ne passe dans la trémie du fond. Bref on est parti pour  fermer en récupérant le matos pour d’autres objectifs en 2015!

Il fait très beau ce lundi 10 novembre et la neige de la semaine avec un léger saupoudrage nocturne donne un air hivernal à la marche d’approche. Les raquettes ne sont pas encore nécessaires: soit l’épaisseur est faible, soit la neige tient notre poids dans les zones d’accumulation. En passant devant le C214 nous croisons ceux du C214 se changeant non loin de là au soleil (à l’ombre il ne fait pas chaud). A notre entrée du C243 nous les imitons. En entrant dans la cavité un courant d’air doux nous confirme qu’il gèle bien dehors. Je suis Mickey parti devant. Le P71 est toujours aussi joli, majestueux. Le méandre étroit au début s’ouvre rapidement sur un joli un enchaînement de puits méandres confortables avec paliers. Au delà le P51 final m’est inconnu. Je m’inquiète des  parois fragiles de sa partie basse! Heureusement le rééquipement d’il y a 15 jours nous éloigne un peu de celles-ci…mais pas de la bruine! A la base je m’éloigne rapidement des gouttes et des possibles chutes de cailloux décrochés par les suivants. Mais non! pas de chutes de pierre à la descente de l’équipe. Je découvre cette salle/puits encombrés de blocs fragiles plus ou moins broyées plus ou moins énormes. Nous nous aventurons dans certains passages déjà vus par d’autres cet été ou cet automne. Nous retirons un bout de corde qui avait permis d’explorer la trémie au dessus d’un petit ressaut. Au pied on sent un peu l’air frais qui remonte au travers des blocs. Mais l’empilement semble très très épais et sans tenue. Joël D du GAS remarque un petit vide noir entre les blocs de la trémie mais vers le haut. Il escalade mais ne parvient pas à désceller les blocs encadrant l’ouverture. Souvent dans les petites pentes les blocs roulent sous les pieds mais là le mélange reste compact. C’est alors que Christian décide  se quitter la trémie pour faire le tour par un autre passage depuis la salle. Ce passage remontant sur une pente ébouleuse est connu par plusieurs et de lui même mais n’avait rien donné les journées d’exploration antérieures. Et là une fois en haut du passage, après 5mn il finit par nous appeler et hurle « j’ai trouvé la suite ». Ceux qui connaissent les lieux sont perplexes et s’imaginent que Christian est un peu optimiste mais ils se décident tout de même à monter pour le suivre quand Christian ajoute que c’est grand par la-bas. Mickey utilise la technique de l’oppo au passage le plus délicat. Plus tard Joël et Gilbert se suivent de très près pour éviter les chutes de cailloux. Lorsque la danse des cailloux se calme enfin et que je me décide d’essayer à mon tour l’escalade ils commencent déjà à explorer au delà je me retrouver seul à tenter une petite escalade mais avec des prises douteuses. Pas rassuré je renonce et fini par les attendre dans la salle du bas du P53. J’entendrais les 4 explorateurs à travers la trémie pendant 5-10mn (le passage de Joël D) puis plus rien! Cela doit très être grand ou assez tortueux pour absorber tous les sons. Ils y resteront une petite heure. A leur retour ils sont enthousiastes même si aucune suite évidente n’à été repérée, mais il y aura de la topo pour une prochaine sortie en 2014…ou après le printemps 2015! Nous remontons sans rien déséquiper sauf Joël qui retire la corde d’une escalade effectué les fois précédentes dans la salle-puits au dessus à gauche de la trémie. On sort tout de même le matériel en trop.

Nous sortons toujours sous le soleil, la neige a à  peine fondu à notre altitude (plus bas oui) mais le vent se lève ainsi que la neige soufflée qui a effacé les traces du matin. Nous rentrerons au chalet assez tôt heureux de cette dernière offrande du C243. L’équipe du C214 rentrera vers 22H30 23h00 sous la tempête avec l’objectif topo rempli et un point de vue plus optimiste de la par tde Régis concernant une suite possible après travail dans l’aval du méandre du fond.

Ces bonnes nouvelles ont contribué à un bon et joyeux repas de fin de saison.

Voilà Régis quittera le Chalet juste après le petit déjeuné et je participerai au rangement et démontage intérieur de certain éléments . Vers 11h le 11/11 nous laissons cet espace libre pour les futurs activités hivernale (salle hors sac pour les skieurs de fond et raquettistes).